Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 00:36

L’équipe de « Merlin » était de retour à l’édition 2011 de Comic Con Paris, et en force: le scénariste principal et co-créateur de la série, Julian Jones, ainsi que les comédiens Colin Morgan, Bradley James et Katie McGrath étaient présents.

 

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Nous avons pu les rencontrer et leur poser des questions, après une troisième saison qui a fait considérablement évoluer la série vers un format plus feuilletonnant. Une évolution que la saison 4, comparée à un train en marche à pleine vitesse, devrait confirmer.

Après avoir mis en ligne l’interview de Julian Jones et de Katie McGrath, voici celles des deux vedettes masculines de la série, Colin Morgan et Bradley James. Ils nous parlent de l’évolution de leurs personnages respectifs, et de la relation avec les fans qui viennent tenter d’assister au tournage. Colin Morgan évoque aussi sa participation au génial épisode «Midnight» de «Doctor Who».

 

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(L’entretien est sous-titré via Dailymotion. Votre système doit supporter Flash pour afficher les sous-titres).

 

 

Emilie Flament
Par Emilie - Publié dans : Interviews
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 19:40

L’équipe de « Merlin » était de retour à l’édition 2011 de Comic Con Paris, et en force : le scénariste principal et co-créateur de la série, Julian Jones, ainsi que les comédiens Colin Morgan, Bradley James et Katie McGrath étaient présents.

 

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Nous avons pu les rencontrer et leur poser des questions, après une troisième saison qui a fait considérablement évoluer la série vers un format plus feuilletonnant. Une évolution que la saison 4, comparée à un train en marche à pleine vitesse, devrait confirmer.

Avant de vous proposer l’interview des deux vedettes masculines, retrouvez à présent celle de Julian Jones et de Katie McGrath. Celle-ci incarne Morgane, passée définitivement du coté obscur de la force dans la saison précédente. Son évolution, marquée, sera au cœur de la prochaine saison qui confrontera les autres personnages à la vraie Morgane.


Voir l’entretien

 

(L’entretien est sous-titré via Dailymotion. Votre système doit supporter Flash pour afficher les sous-titres).

 

 

 

 

Emilie Flament

Par Emilie - Publié dans : Interviews
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 21:01

En attendant la prochaine saison de Comic Con Paris, Le Village continue de chroniquer les prochaines aventures du Docteur, alors qu'arrive prochainement le final de la deuxième partie de la saison 6.

 

Nos critiques sont à découvrir ici.

 

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Il y a d'autres goodies à se mettre sous la dent, notamment la Preview de The Fades, la prochaine série horrifico-fantastique de BBC3.

Par Le Village à la Comic Con France
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 17:25

Après le succès du « Hero Corp » Day en 2010, Simon Astier est revenu à Comic Con pour le plus grand plaisir de son public Jeudi 30 juin 2011.

 

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C’est devant une salle comble qu’il s’est prêté au jeu du commentaire audio-live d’un épisode, le douzième de la seconde saison « Stratèges ». Visiblement toujours aussi surpris et ému par le nombre de fans très enthousiastes présents pour l’événement, Simon les a remerciés pour leur soutien et, pour continuer dans la lignée de son message vidéo, serait bien allé leur faire à tous un bisou! Mais vu que Comic Con ne fait pas de nocturne, il s’en est tenu au programme, le commentaire de l’épisode 2x12, dont voici les grands points.

L’épisode «Stratèges» sert d’introduction au final de la saison qui débute véritablement à l’épisode 13. Il n’y a pas vraiment de référence en France pour le format 26 minutes. Simon Astier a donc choisi de jouer avec ce format et de construire l’épisode sur un archétype de sitcom : une intrigue principale (A-plot) qui fait avancer l’histoire, une intrigue secondaire (B-plot) qui renseigne et approfondit un personnage, et une intrigue running (C-plot, 3 à 4 séquences) qui sert à alléger l’épisode en lui apportant de l’humour.
La saison 2 met véritablement en avant les intrigues, les personnages et les révélations, d’où un aspect feuilletonnant qui, selon certains, l’éloigne du grand public mais qui, selon Simon, a l’effet inverse (et nous sommes d’accord avec lui!).

Cet aspect mythologique a rendu la saison 2 très intéressante à écrire (et à regarder !) : en saison 1, on pose les bases ; en saison 2, on s’amuse.
Seul effet pervers, le ‘‘Previously On’’ de l’épisode qui résume les événements précédents dure 1h20 selon Simon (ce qui est mathématiquement impossible dans un épisode de 26 minutes, mais bon on a compris l’idée).

Sa structure fait de l’épisode 12 le plus complexe de la saison : il démarre sur un enjeu fort ; en milieu d’épisode, une autre intrigue prend le pas sur la première ; en complément une multitude d’intrigues secondaires s’y ajoutent. Au final, toutes ces intrigues s’entrecroisent pour former en quelque sorte une ‘‘torsade’’ (le terme est d’ailleurs devenu un running gag lors du commentaire !).
D’ailleurs, « Stratèges » a un nombre de séquences beaucoup plus élevé que la moyenne par épisode (plus de 37 séquences par rapport à 20-25 habituellement).

L’épisode 11 se terminait sur l’arrivée de Mac Kormack au bunker et laissait plusieurs questions en suspens : pourquoi ? et pourquoi maintenant ? Après tout, il n’avait pas vraiment été d’une grande aide aux villageois jusque là. Ce sera l’intrigue A de l’épisode « Stratèges ».

La première séquence de l’épisode 12, entre Hoodwink et Virginie, est une piqûre de rappel : il y a une taupe au QG d’Hero Corp. Dès la seconde séquence, une nouvelle intrigue est lancée : Hoodwink et Rémi-Pierre projette de ‘‘sortir’’ Jennifer du bunker. Voici donc l’intrigue B.

En post-générique, on enchaîne directement sur le C-plot avec la fameuse scène des haricots et sa touche légère. Cette troisième ligne narrative est consacrée au rapport de John avec les femmes : d’abord, John // Jennifer (le jeu amoureux, tendre et simple) ; un peu plus tard, John // Eshana (la tentation, une relation beaucoup plus tendue) ; et en point d’orgue, la scène Jennifer // Eshana // John — où d’ailleurs Jennifer prend clairement le dessus sur sa rivale et inverse le rapport de force.

La scène du conseil et du discours de Mac Kormack est extrêmement importante car elle hiérarchise en quelque sorte les intrigues : le départ du bunker (objectif de la venue de Mac Kormack) devient l’enjeu principal et prend le pas sur l’enlèvement de Jennifer. Comme le rappelle Simon, on ‘‘torsade’’ les intrigues !

Autre scène majeure sur laquelle Simon tient à insister : la confrontation The Lord // Mac Kormack. Elle permet d’ouvrir vers une nouvelle intrigue et pose à nouveau des questions : qui est réellement The Lord ? quels liens unissent ces 2 personnages, le chef des ‘‘gentils’’ et le ‘‘grand méchant’’ ?
Le choix du plan large n’est pas innocent. Il s’agissait initialement du master (premier plan global qui est habituellement complété de gros plans croisés sur les personnages) mais il a été volontairement conservé car il exprime bien à l’image le rapport entre ces 2 hommes et le poids de la scène.

Par la suite, des détails permettent au spectateur de changer de point de vue sur certains personnages clefs : la scène entre Mac Kormack et John, autour de Marie inconsciente, renforce à la fois le côté antipathique de Mac Kormack (comportement par rapport à Marie blessée et par rapport à l’abandon des autres villageois) et l’attachement de John à cette bande de super-héros éclopés devenue une véritable famille pour lui.

En fin d’épisode, tout s’accélère et les intrigues continuent de se ‘‘torsader’’. La partie de poker sert à la fois à amener du léger mais aussi à développer le personnage de The Lord et ses pouvoirs et ainsi à recoller avec l’intrigue A et B (grâce à la guérison de Marie). L’intrigue B, laissée un peu de côté, revient et ajoute de la tension en fin d’épisode. L’intrigue C sert l’intrigue B : c’est parce qu’elle voit John avec Eshana que Jennifer sort du bunker et facilite le plan de Rémi-Pierre et Mique.

 

 

 

 

En fin de commentaire, Simon Astier a répondu à quelques questions et a notamment confirmé que le comic était en cours (30 planches sur 96 sont faites !).
Enfin, comme vous l’avez surement vu dans la vidéo ci-dessus, il est revenu sur le soutien des fans et la campagne Pinage ! La rediffusion est la dernière chance de la série alors MOBILISONS NOUS !

Au passage, pas d’inquiétudes, l’équipe du Village et Hero Corp France travaillent déjà à la relance de la campagne... juste un peu de patience et on repart !!!

Simon Astier avait réservé une surprise aux fans : Alban Lenoir, Sébastien Lalanne et Gérard Darier étaient présents ! Tous les 4 ont participé à une séance de dédicaces. Et quand il s’agit de dédicaces, Simon semble ne plus pouvoir s’arrêter ! L’an dernier, l’équipe avait en effet continué à signer des autographes après la fermeture officielle de la Comic Con (le démontage avait même commencé !). Cette fois, Simon est revenu le dimanche pour une nouvelle séance après sa participation au jury du concours de Cosplay... et il s’est même un peu incrusté pendant la dédicace de Steven Moffat... et il a continué aux détours des allers de la Comic Con / Japan Expo... Ensuite, j’avouerai que j’ai arrêté de le suivre (sinon certaines personnes vont encore dire que je tente de le séquestrer !).

 

 

 

 

Emilie Flament

 


Retrouvez notre interview avec Simon Astier, effectuée lors de cette édition de Comic Con Paris.

Par Emilie - Publié dans : Conférence
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 22:00

Vendredi 1er juillet, après un marathon de journalistes qui la mena, entre autres, dans les griffes de vos dévoués Carine Wittman et Dominique Montay, Gale Ann Hurd se retrouvait dans le confort du fauteuil du conférencier Comic Con'. Face à elle, deux experts des séries, Alain Carrazé et Romain Nigita, de 8 Art City, organisatrice de l'évènement.

 

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La vedette américaine de cette troisième édition de la Comic Con' Paris semblait détendue, à l'aise. Heureuse de se retrouver devant des fans français (venus nombreux, considérant que la série n'est diffusée que sur Orange Cinéma Série), à qui elle parle à nouveau (comme le matin en interview) du fait que les scientifiques français ont tenu plus longtemps que leurs homologues américains. Et surtout inversant les rôles quand elle prit en photo l'assistance, en leur demandant de faire un signe de bienvenue pour le fils de Jon Berthal (Shane dans la série) qui vient de naître.

 

Une conférence très intéressante, dont voici un extrait, en vidéo:

 

 

Dominique Montay

Par Dominique - Publié dans : Conférence
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 18:22

Retour sur notre rencontre avec Gale Ann Hurd, la productrice de "The Walking Dead" pendant une table ronde Comic Con' Paris 2011.

 

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Il y a quelques jours, nous avions posté une retranscription des questions que nous avions posées à Gale Ann Hurd en interview table ronde. Voici l'interview, en quasi-intégralité, cette fois-ci, et en vidéo:

 

 

 

 

Carine Wittman & Dominique Montay
Par Carine & Dominique - Publié dans : Interviews
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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 00:30

Chaque soir de l'édition 2011 de la Comic Con parisienne, la rédaction du Village s'est retrouvée pour débriefer la journée et revenir sur ses événements et temps forts.

 

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Quels ont été les moments forts de chaque journée ? Quelles conférences, projections ou événements ont marqué la rédaction du site ? Retrouvez quotidiennement leur débrief de la troisième Comic Con française pour le savoir !

 

 

Sommaire de la quatrième partie :
Invitée spéciale : Carine Wittman d’Annuséries. Sont abordés : Retour sur les deux panels avec Steven Moffat et le début de la saison 6 de « Doctor Who ». La conférence sur les effets spéciaux de WIP Studios. Follow-up aux infos d’hier sur « Les Invincibles », production MakingProd. L’avant-première du Pilote de « Falling Skies ». Et le film « Burke and Hare » avec Simon Pegg.

 

Sommaire de la troisième partie :
Invitée spéciale : Delphine Rivet de Reviewer.fr. Sont abordés : les interviews du jour avec le cast de «Merlin», les deux premiers épisodes de la saison 3 projetés, les interviews avec Steven Moffat, la présence de MakingProd et la communication autour des séries.


Sommaire de la deuxième partie :
Invité spécial : Romain Nigita de 8 Art City, la société qui organise les événements séries du Comic Con. Sont abordés: «Metal Hurlant Chronicles», «The Walking Dead» et la séance rétro-découverte avec la série «Katatekas & Co», qui mettait en vedette Jean Marais.

Sommaire de la première partie :
Retour sur l’événement «Hero Corp» et le commentaire assuré en live par Simon Astier, la conférence autour de «Métal Hurlant» le magazine, l’épisode «Blink» de «Doctor Who» par Steven Moffat et le tout dernier épisode de «Code Quantum».

 

 


(Le podcast global regroupant les parties sera proposé sur iTunes à l'issue de la Comic Con.)

 

Le podcast
Quatrième partie

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Le podcast
Troisième partie

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Le podcast
Deuxième partie

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Le podcast
Première partie

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Il a pris du muscle, non?

Par Le Village à la Comic Con France - Publié dans : Ambiance
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 15:02

Voilà, c'est fini. Merci à l'organisation de la Comic Con', merci à Alain Carrazé, Romain Nigita et tous les gens de chez 8 Art City, merci à Steven, Gale Ann et Simon (mettre les prénoms, ça fait super proches). Et merci à Jean-Louis Aubert d'avoir flingué pour l'éternité la phrase que j'ai utilisée au tout début de ce paragraphe.

 

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Point positif : la Comic Con’, c’est fini. Adieu nuits de sommeils très courtes. Adieu RER B. Adieu sandwiches Lina’s qui restent sur l’estomac (j’ai fait l’erreur de manger leur poulet au légume, c’est un défi culinaire que je ne conseille pas).

 

Point négatif : la Comic Con’, c’est fini. Adieu projos de raretés. Adieu avant-premières. Adieu conférences multi-culturelles. Adieu les stands de jouets et figurines. Adieu les jeunes qui font du Cosplay avec l’équivalent de tissus d’une petite serviette de table. Adieu Simon Astier (qu’il ne rêve pas, on va le revoir, vite, gniark-gniark-gniark). Adieu Steven Moffat… Non ! Le laissez pas partir ! Dites-lui qu’on écrit bien en France ! Qu’il y a des endroits plus jolis que Villepinte ! Dites-lui… histoire qu’on le garde sous la main, s’il vous plait !

 

Hum…

 

Vous l’avez compris, cette édition de la Comic Con’ troisième du nom était, comme on l’avait prédit l’an dernier, meilleure que la deuxième. Le planning est devenu tellement dense cette saison qu’il nous a été difficile de faire des choix. Dans le processus, je n’ai pu voir la série « Metal Hurlant Chronicles ». Et accessoirement, Emilie n’a pas vu Steven Moffat en interview… mais très accessoirement.

 

Que dire d’autre sinon que ça donne envie d’y revenir. Qu’après le bond réalisé en terme de qualité de programmation, densité, mais aussi d’organisation, on attend forcément encore plus l’an prochain ? Si la Japan Expo est un parfait vecteur de public pour la Comic Con’, j’arrive à me demander si, au fil des années, la cohabitation sera encore possible ? Ou si Villepinte sera assez grand pour l’accueillir. Mais j’anticipe.

 

Et je me pose une autre question, hautement philosophique. Un escalator qui ne marche pas cesse-t-il pour autant d’être un escalator pour redevenir un escalier ? Hein ? Réagissez dans les commentaires.

 

 

Dominique Montay

Par Dominique - Publié dans : Ambiance
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 14:33

Dimanche fin d’après-midi – 4ème journée de la Comic-Con – la récompense, c’est de s’asseoir dans une salle presque sombre, pas très bien insonorisée avec des effluves de bombes de peintures grâce aux artistes qui s’amusent sur le pans blancs qui leur ont été offert à la Comic-Con et de regarder "Cadavres à la pelle" ("Burke & Hare") de John Landis avec Simon Pegg et Andy « Gollum » Serkis.

 

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Simon Pegg et Andy Serkis

 

Pour ma génération – celles des vieux – John Landis c’est pas n’importe qui mais en même temps cela fait longtemps qu’il ne fait plus les blockbusters de ma jeunesse.

 

Burke & Hare se déroule à Edimbourgh connue pour sa faculté de médecine et de ses professeurs courant 19è siècle. Le Docteur Knox (Tom Wilkinson) et le Docteur Monro (Tim Curry) s’affrontent dans une compétition qui leur offrira le plus grands des honneurs par le Roi.

Knox a décidé de cartographier le corps humain à une époque où la photographie qu’ils appellent au début héliographie fait juste ses balbutiements.

Knox a besoin de corps pour ses photos et c’est là que nous entrons en contact avec Burke et Hare, deux fossoyeurs qui aimeraient bien gagner un peu plus d’argent.

Qu’à cela ne tienne, ils ne peuvent pas attendre le prochain corps venu, ils vont se faciliter la tâche en tuant de pauvres malheureux. Simon Pegg jouera le romantique tandis que Serkis jouera le cynique.

Le personnage de Burke (Pegg) ne continuera à tuer que parce qu’il rencontrera la belle Ginny Hawkins (Isla Fisher) qui ne rêve que d’une chose, trouver un benêt riche pour lui financer sa pièce de Macbeth dont les rôles seront tous interprétés par des femmes ! Il fera tout ça par amour.

 

Le film, assez prévisible, mais plutôt drôle, rappellera à beaucoup « les secrets de la Pyramide » (Young Sherlock Holmes réalisé par Barry Levinson). L’ambiance en est très similaire avec le même genre de décors. Quelques scènes sont même franchement à rire aux éclats.

 

Et pour tous les fans de Simon Pegg qui, comme moi, ont un girl/boy crush, le film est parfait et continue dans la lignée de Paul où l’on a qu’une envie c’est prendre la place de sa douce et tendre. Mais, si cela se trouve, il y a que moi qui pense ça.

 

Film parfait pour un dimanche pluvieux !

 

Sortie le 27 juillet en salle en France.

 

 

Carine Wittman

Par Carine - Publié dans : Projections
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 18:11

Comic Con' Jour 3, la salle de conférence réunit autour de sa table des pointures du monde du comics. Mike Huddleston (entre autre Gen13), Rufus Dayglo (Tank Girl) et le duo Lee Bermejo-Brian Azzarelo (Joker). Au centre des débats des thèmes aussi forts que la violence, le sexe, et la responsabilité des auteurs vis-à-vis de ça. Une conférence fascinante hélàs un peu plombée par des éléments extérieurs.

 

Faire une conférence à côté de la zone d'autographes pour Merlin, c'est s'exposer à des cris de (très) jeunes filles (très très) aigus. La faire, en plus, à côté d'un match de Boufball, c'est s'exposer à des cris de (moins) jeunes gens. Mais cette fois-ci plus grave. De plus, faire une conférence en anglais au milieu de ce capharnaüm, c'est s'exposer à des traductions apporximatives.

 

Voir des contre-sens complets.

 

Ce fut, hélàs, le cas. Au bout d'un moment, dans ces cas-là, on a envie d'être suèdois, ou assimilé, et vivre dans un pays ou tout le monde est billingue. Ce qui, du coup, nous évite de passer par la case obligatoire de la traduction après-coup. Dans cette affaire là, on ne blâme personne. Ni les organisateurs, ni la personne qui traduit. La traduction, en soit, est un exercice compliqué, même à tête reposée. Alors en cas extrême comme celui-là...

 

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Brian Azzarello

 

Mais le fait est que ça a un peu retiré toute la spontanéïté des interventions. Ajoutons à cela que la table ronde n'était pas bien concue. Une idée qui pouvais sembler bonne au départ: noter des questions sur des papiers, les mettre dans un chapeau et les faire tirer par les intervenants. Problème: ça ralentit considérablement et use les intervenants, qui n'ont l'impression de répondre à personne et plus la sensation de faire un quiz-test dans ELLE Magazine.

 

Du coup, sous l'impulsion de Rufus Dayglo, les participants ont fini par balancer le chapeau pour demander des questions au public. Bonne idée en soit. Malgré toutes ces anicroches, plusieures interventions très intéressantes sont ressorties. Comme celle de Brian Azzarello quand il donne sa définition du terme censure. Pour lui, une major qui refuse un projet à cause de son ultraviolence n'exerce aucune censure. Elle est dans son droit. Pareil si elle demande des modifications. Pour lui, les auteurs de comic books écrivent POUR un public. Pas pour eux. Ils ne doivent pas le perdre de vue, sous peine de passer à côté de leur fonction première. La censure, selon lui, ne peut venir que de l'Etat. Son regard sur l'univers du comic book est assez pragmatique. C'est un business. Le but est d'être rentable, donc de satisfaire une audience, sans se renier, mais en prenant ça en compte.

 

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Rufus Dayglo, moins calme quand il ne dessine pas

 

Rufus est un fou. Brillant, mais un fou. Lorsqu'on lui demande quelle est la pire lettre qu'il ait reçue e réaction à son travail, il parle d'un homme qui lui écrivit un jour pour le prévenir qu'il lui donnait rendez-vous à un évnènement pour lui casser la figure. Rufus se rend à l'événement. Rufus pense connaître le type en question. Et quand ce dernier s'approche de lui, Rufus le devance et lui assène un coup de poing. Il s'était évidemment trompé de type. Mais son regard est vraiment intéressant et c'est lui qui a sorti la phrase la plus mémorable de la conférence, quand on parlait de la responsabilité des auteurs de garder à l'esprit qu'ils écrivaient aussi pour les enfants. "Les choses que j'ai vues qu'il m'ont le plus marquées quand j'étais enfant, ce sontdes choses que je n'avais pas le droit de voir".

 

Nous passerons rapidement sur l'attitude de Mike Huddleston, qui passa son temps à ne rien dire et qui, à 15 minutes de la fin, demanda avec insistance pour combien de temps il y en avait encore.

 

Intéressant, quoi qu'il arrive !

Par Dominique Montay - Publié dans : Conférence
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 17:55

Steven Spielberg revient en force à la télévision cette années. En dehors de sa série dinosauresque "Terra Nova", le roi d'Hollywood a lancé sur la chaîne câblée TNT une série sur l'occupation, "Falling Skies". Des hommes qui se défendent. Des Aliens belliqueux et presque invincibles qui attaquent. C'est avec Noah Wyle, et c'est aujourd'hui en projection.

 

FS1.jpgNoah Wyle est un professeur d'histoire. Il est veuf et a trois fils. L'un d'entre eux a été enlevé par les aliens. Son plus grand fils est devenu un militaire, comme son père. Son plus jeune fils veut juste voir tout redevenir comme avant.

 

Le pitch de "Falling Skies" est simplissime. L'histoire raconte comment les survivants à l'attaque des extra-terrestres tentent de riposter et de reprendre le contrôle de leur planète.

Le petit plus de la série par rapport à d'autres récits du même genre, c'est que l'invasion a déjà eu lieu, il y a presque un an. On entre dans le quotidien d'un groupe d'humains réduit à, peau de chagrin, divisé en deux statuts sociaux: les civils et les militaires.

 

Cette opposition est au coeur de la narration et la nourrit.

 

Les militaires doivent mieux manger, doivent mieux dormir, pour mieux défendre les civils. Ils possèdent, de fait, un sentiment de supériorité un peu malsain. Un conflit qui trouve comme caisse de résonance le personnage de Noah Wyle. Pas vraiment militaire, il est là pour diriger les civils, mais se trouve aussi à la tête de missions de reconnaissance et d'exploration. Pas vraiment civil non plus. Son statut évoque cette difficulté d'équilibre entre le besoin de se sentir défendu (et donc de laisser le pouvoir à ceux qui le peuvent), et celui d'avoir un garde-fou pour éviter les excès (donc de mettre en opposition un leader civil). Une belle promesse pour la suite de la série, si elle ne se perd pas trop en route.

 

Pour ce qui est du reste, le visuel est honnête, plutôt bien fait pour une série issue d'une chaîne de câble basique. Les scènes d'action sont plus que correctes, et les extra-terrestres ne sont pas camouflés. On les voit en plein jour, en plan large, en gros plan. Nous éviterons, ainsi, de subir le sydrôme "V", celui de ne pas vouloir montrer les aliens pour garder un élément de surprise un peu vain.

 

En poussant un peu plus ce raisonnement, sur son pilote d'1h30 (en fait deux épisodes collés par le biais de la première diffusion US), "Falling Skies" se pose comme l'anti-"V". Pas de tentative de charme des Aliens vers les humains. Pas de plan alambiqué (il veulent nous erradiquer, point). Des ados, mais pas insupportables.

 

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Un ado à moto, mais qu'on n'a pas envie de baffer

 

L'épisode, écrite par Robert Rodat ("Il faut sauver le soldat Ryan") et réalisée par le vétéran Carl Franklin, est loin d'être parfait. Trop dans l'exposition, dans la présentation des personnages. Il pose la situation de base (un exode), à coup de longues conversations. Les relations entre les personnages y sont montrées avec tellement peu de distance qu'on arrive à imaginer tous les développements de la saison sans trop de difficulté. S'il a le mérite de mettre en place l'univers et les pistes à venir, il le fait avec trop peu de mystère pour suciter l'envie d'en savoir vraiment plus.

 

L'univers est là, les obsessions de Spielberg aussi, et c'est peut-être ce qu'il y a de plus inquiètant. Voir Noah Wyle en père veuf qui cherche son troisième enfant est issu d'une dynamique qu'on a vu plus d'une fois dans les histoires de Spielberg, et pas forcemment pour le meilleur. Si son nom est associé au projet, on peut espèrer que, comme pour "Urgences", il saura laisser les mains libres à son équipe créatrice pour nous mener une série d'été cohérente et addictive.

 

La série va franchir les frontières rapidement, car c'est le 5 juillet qu'elle débarque sur la chaîne Organge Cinémax (Orange prouvant qu'ils n'achètent pas que l'intégralité du catalogue HBO...).

 

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Dominique Montay

Par Dominique - Publié dans : Projections
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 16:54

C’est ce dimanche qu’avaient lieu à la Comic Con Paris les conférences et master-class avec Steven Moffat, invité d’honneur série de cette édition. Au cours du panel consacré à Doctor Who qui vient de s’achever, l’auteur a fait quelques révélations.

 

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Steven Moffat, interrogé par Alain Carrazé et Romain Nigita de 8 Art City, et par le public présent dans la salle, est d’abord revenu sur la confusion récente quand au nombre d’épisodes de Doctor Who à venir.
Dans un premier temps, il s’est borné à affirmer : ‘‘Contrairement à ce que vous avez peut-être entendu, il y aura le même nombre d’épisodes l’an prochain’’. A la fin de la conférence, Steven Moffat est revenu sur le sujet et a ajouté : ‘‘Il y aura bien le même nombre d’épisode. Mais c’est vrai qu’il y aura un changement du mode de diffusion. J’expliquerais tout ça. Plus tard.’’

 

Steven Moffat a par ailleurs confirmé que la BBC l’a déjà approché concernant les festivités du cinquantième anniversaire de la série en 2013. Il s’est borné à faire savoir que leur intention était d’en faire la meilleure année pour un fan de Doctor Who. Leurs plans sont très ambitieux.

 

Interrogé par un membre du public sur le fait qu’il ne cesse de tuer Rory, Steven Moffat a indiqué que Rory n’était vraiment mort qu’une fois. Et, par ailleurs, que s’il l’avait souvent ‘‘tué’’ il l’avait aussi souvent ramené à la vie. Se décrivant comme un romantique, il a laissé entendre qu’il ne fallait pas trop s’en faire pour l’avenir du personnage. Néanmoins, il a ajouté : ‘‘Les morts répétées de Rory conduisent vers quelque chose. Il y aura un pay-off’’.

 

Enfin, l’auteur principal de Doctor Who est revenu sur le personnage de River Song et la révélation finale de la première partie de la saison 6. Ne lisez pas la suite si vous n’avez pas encore vu l’intégralité de cette saison.

 

Spoilers !

 

Il ne savait pas exactement au départ qui serait River Song au moment où elle est apparue dans la Bibliothèque. Néanmoins, au moment d’introduire Amy, quand il l’a appelée Pond, il savait déjà où cela devrait aboutir. Certaines choses auraient pu ne pas marcher. Il y aurait pu avoir des changements. Mais tout s’est en fait passé quasi comme prévu. Moffat s’est cependant empressé d’ajouter : ‘‘concernant River Song, vous ne savez encore rien !’’...

 

> Sullivan

 

Source: Comic Con 2011.

Par Le Village à la Comic Con France - Publié dans : Conférence
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 14:14

Pour la première fois, Steven Moffat ouvre une saison avec une histoire en deux parties. En termes d’impact, on est effectivement face à quelque chose qui ressemble à un final, sauf qu’il lance 1001 pistes incroyablement excitantes qu’on devrait suivre tout au long des treize épisodes de cette saison. Ce qui nous amène jusqu’à l’automne prochain. Ouch, il y a tellement de choses dans ma tête là que ça en ferait presque mal. Tentative d’écrire quelque chose de vaguement cohérent à suivre...

The Impossible Astronaut

Ecrit par Steven Moffat ; réalisé par Toby Haynes.
« Les Ponds », Amy et Rory, se sont installés dans leur propre maison et n’ont pas revu le Docteur depuis deux mois,UneWhoep1--2-.jpg même s’il leur fait quelques coucous à travers l’histoire. Mais une lettre bleue non signée contenant un lieu et une date de rendez-vous les amènent jusqu’aux plaines de l’Utah. Dans sa prison, River Song a reçu la même enveloppe bleue et arrive au même rendez-vous. Ils y retrouvent également un vieil homme Canton Delaware. Bien évidemment, c’est le Docteur qui les a fait venir. Mais un Docteur de 1103 ans, près de deux cents ans plus vieux que celui qu’Amy et Rory ont quitté. Il s’avère qu’il les a conviés à assister à sa propre mort ! Il est en effet abattu par un mystérieux astronaute qui l’empêche de se régénérer.
Mais ils découvrent alors que le Docteur avait envoyé une quatrième lettre et invité une autre personne, celle en qui il a le plus confiance… lui-même, deux cents ans plus jeunes. Amy, Rory et River ne peuvent pas lui dire qu’ils ont rencontré une version de lui plus âgée, et encore moins qu’ils l’ont vu mourir. Ils guident néanmoins le Docteur dans la direction dans lequel il les a lui-même guidé juste avant de mourir : 1969. Dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, le Président Nixon reçoit des coups de fil mystérieux d’une enfant qui essaye de l’avertir de la présence de monstres autour de lui. Ils sont bien là, mais ont une propriété effrayante : celui qui les voit les oublie dès qu’il les quitte des yeux. Qui est cet ennemi ancien ? En quoi est-il lié au mystérieux astronaute qui va mettre fin à la vie du Docteur ? Que sait vraiment River Song ? Et quel autre secret cache Amy Pond ?

Day of the Moon

Ecrit par Steven Moffat ; réalisé par Toby Haynes.
UneWhoep2.jpgTrois mois après la confrontation avec l’astronaute impossible. Canton Delaware retient le Docteur prisonnier dans la base militaire de la Zone 51. Amy, Rory et River ont passé ce temps à tenter d’en apprendre plus sur les Silence, tout en étant traqués par le FBI.
Mais Canton est en fait toujours allié au Docteur. Il lui permet de s’échapper avec Amy, Rory et River. Le Docteur a un plan pour lutter contre l’occupation de la Terre par les Silence, tandis qu’Amy et Canton cherchent à découvrir qui est la petit fille qui a été « mangée » par le scaphandre de cosmonaute, créé par les Silence et conçu pour maintenir son occupant en vie. La petite fille venait d’un Orphelinat, et Amy découvre dans sa chambre une photo la représentant elle-même avec un bébé dans les bras. Pourtant, elle n’est pas enceinte, c’était une suggestion hypnotique des Silence. A moins que...
Neil Armstrong pose le premier pas d’Homme sur la Lune. Alors que la Terre entière regarde ces images, le Docteur insère une image des Silence et une suggestion hypnotique commandant aux Humains de se soulever quand ils voient un Silent. De quoi les faire fuir.
Six mois plus tard, la petite fille ère dans les rues de New York. Elle meurt… avant de se régénérer. Wait. What?!

La mort

Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une manière diablement efficace et inattendue de lancer une saison. La mort du Docteur lui-même.

L’évènement donne clairement le ton de la saison à venir, conforme à ce qui, entre les lignes avait été annoncé. Cette année, «Doctor Who» prend clairement la forme d’un feuilleton. La mythologie de la série gagne en ampleur et en complexité. Du coup, cela rend cet exercice, celui de la critique à chaud, particulièrement difficile. Ce qui était sous-jacent dans l’écriture de Steven Moffat depuis un moment, ne serait-ce que via le personnage de River Song, occupe dorénavant le premier plan.
C’est particulièrement palpable dans le rythme de l’épisode, complètement différent de ce à quoi la série nous a habitué, particulièrement dans ce type d’épisodes en deux parties et à grand spectacle. Quand on y repense, un épisode comme « Blink » montrait déjà une approche du rythme différente, caractéristique de l’écriture de Steven Moffat et de son penchant pour l’angoisse. L’angoisse, c’est un sentiment qui a besoin de temps pour se mettre en place, d’une montée progressive de la tension. L’année dernière, et particulièrement dans ce final paradoxal aussi débordant de qualités qu’il était bourré de défauts, Steven Moffat semblait presque s’appliquer à produire sa version de ce qu’écrivait, lui très naturellement, Russell T Davies : ces épisodes montagne-russe empilant les uns sur les autres une quantité parfaitement délirante d’éléments narratifs.

Evidemment, on a particulièrement hâte de découvrir où tout cela va nous mener, même si on sait bien qu’il faudra vraisemblablement attendre l’épisode 13. On sait bien que le Docteur ne va pas véritablement et définitivement mourir, mais on espère quand même que Steven Moffat saura s’en sortir autrement que par un Deus Ex Machina éhonté, genre un Docteur surgissant d’un-futur-où-il-n’est-pas-mort. Reste que l’on sait aussi que les Time Lords peuvent être ressuscités. C’est arrivé au Maître il n’y a pas si longtemps, dans un épisode qui suggérait aussi que Rassilon et la mère du Docteur avait été ramenés à la vie dans les circonstances exceptionnelles qu’avaient été les dernières années de la Guerre du Temps entre les Time Lords et les Daleks.
Qui est le mystérieux astronaute qui assassine ainsi le Docteur? Tout pointe en direction de River Song, le jeu d’Alex Kingston rajoutant quelques indices supplémentaires à ceux glanés l’année dernière. Mais même si c’est effectivement elle, il reste encore la question de savoir à quel moment exactement c’est arrivé. La petite fille pourrait-elle être River Song?

D’autres éléments de continuités sont encore jetés aux spectateurs. Le Tardis aperçu à la fin de l’épisode « The Lodger » fait son retour, et semble appartenir au fameu Silence qui doit s’abattre. Il semble qu’après « The Lodger », il ait remonté le temps pour s’implanter durablement sous la surface de la Terre. Et puis il y a les maux de ventre dont souffre Amy — qui affectent aussi River — avant qu’elle ne révèle au Docteur qu’elle est (se croit ?) enceinte. Wait. What?

 

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The legs, the nose and Mrs Robinson

La situation incroyable du début de l’épisode a un impact sur toute la dynamique des personnages, qui avait de toute façon déjà subit quelques altérations.
Rappelons-nous que dans les années 70, Jo Jones avait quitté le Tardis justement parce qu’elle s’était mariée. A la fin de la saison dernière, Amy et Rory s’étaient un peu imposés dans le Tardis après leur mariage, face à un Docteur qui envisageait plutôt d’en rester là. Clairement il cherche à mettre de la distance : après les avoir laissé en lune de miel dans l’espace de leur côté, comme on l’avait vu dans l’épisode de « Sarah Jane Adventures » « Death of the Doctor » (c’est amusant, rétrospectivement, de voir à quel point les esprits de Russell T Davies et Steven Moffat sont synchronisés, ils n’arrêtent pas de jouer avec idées similaires au même moment – par exemple à la fin de la saison 4, Davies avait envisagé de donner un mari et des enfants à Donna dans le monde alternatif de «Turn Left» au moment où Moffat était en train d’écrire la même chose pour «Forest of the Dead») et dans le Spécial de Noël, il les a finalement reposés sur Terre et laissés s’installer ensemble. Il y a des chances qu’il en serait resté là si le Docteur pourpre du futur n’était pas venu les réunir à nouveau.

Les passagers du Tardis s’embarquent lourds de secrets — la mort du Docteur, la grossesse d’Amy, que Rory ignore encore. Sans évidemment parler de River Song, qui est un gigantesque secret, ce dont le Docteur semble s’agacer de plus en plus, à mesure que le souvenir du sacrifice originel et final de River Song, la première fois que lui l’a rencontrée, devient de plus en plus lointain.
L’intelligence de Moffat, c’est aussi de savoir quand il doit renouveler certains motifs pour éviter de lasser ou d’irriter. Ainsi, si River Song lance son traditionnel ‘‘spoilers’’ au Docteur dans cet épisode, cette fois-ci nous sommes de son côté parce que nous savons exactement ce qu’elle cache au Docteur. Et le caractère totalement tragique de ce secret renouvelle notre empathie pour ce personnage.

Cette atmosphère de secret à l’avantage de donner plus de caractère à des personnages qui, parfois, en ont manqué un peu lors de la saison précédente. Amy a, dans ces quarante-cinq minutes, une chair qu’elle n’a pas toujours eue l’année dernière. Et les acteurs ont beaucoup de choses sur quoi s’appuyer. C’est particulièrement vrai d’Alex Kingston – et le fait de savoir que, contrairement aux autres acteurs, elle a été mise au courant au début du tournage de cette saison des secrets de River Song incite à prêter une attention particulière aux nuances de son interprétation.

J’ai déjà beaucoup écrit et je n’ai pas encore dit un mot des fameux Silents. Voilà une idée très Moffatienne qui dérive intelligemment des Mens in Blacks, et un masque qui réussit franchement bien à marier une certaine familiarité avec le Petit Gris iconique, l’originalité et le caractère effrayant avec un petit coté Dementor. Ce nouveau monstre promet beaucoup – et délivre déjà pas mal dans la scène des toilettes, séquence incroyable si caractéristique du ton de la série, qui mélange l’effroi et l’humour comme si ce cocktail était tout ce qu’il y a de plus naturel.
Le cliffhanger de l’épisode est particulièrement glaçant pour une série familiale (on remarque d’ailleurs qu’il a été monté avec précaution et qu’on ne voit pas le coup de feu partir de l’arme d’Amy). Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il donne fichtrement envie de passer directement à l'épisode suivant.

Alien in Black

Ce n’est pas comme si j’espérais que toutes les questions posées dans « The Impossible Astronaut » allaient trouver leur réponse dans « Day of the Moon ». Mais force est de constater que pour l’instant, Steven Moffat nous invite simplement à boucler nos ceintures et à apprécier l’attraction, sans trop chercher à comprendre — mais évidemment, on ne peut pas s’empêcher d’essayer.
L’épisode évacue rapidement le cliffhanger de la première partie et reprend trois mois plus tard, entremêlant avancées et flash-back pour nous mettre à jour d’une façon qui ne ressemble pas du tout à de l’exposition. Le reste de l’épisode s’attache à mettre fin à l’Occupation de la Terre par les Silence (depuis la semaine dernière, j’ai pris un cours de grammaire alien : on dit donc un Silent, des Silence), en utilisant l’image iconique partagée par toute l’Humanité du premier pas de l’Homme sur la Lune.

Les Silence sont un monstre intéressant parce qu’il est assez facile de comprendre le mécanisme par lequel l’esprit de Moffat est parvenu à les créer. Au départ, il y a les Men in Black, ces figures classiques de l’ufologie et de la SF. Dans le film « Men in Black » de Barry Sonnenfeld, Will Smith et Tommy Lee Jones ont un petit gadget qui leur permet de se faire oublier à volonté de ceux qui les ont vus. Faisant des Men in Black des extraterrestres (mais ils gardent le costard) Moffat part du principe que même s’ils sont effacés de la mémoire consciente de ceux qui les rencontrent, ils y laissent une certaine trace. Leur look s’inspire donc de divers éléments récurent d’une certaine imagerie populaire de l’effroi. Le tableau « Le Cri », les Petits Gris, et même le masque de « Scream », tout cela aboutit au visage d’un Silent. On peut noter que River Song fait remarquer que les Silence sont particulièrement implantés aux Etats-Unis, or les Petits Gris sont essentiellement une mythologie américaine.

 

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Avant de l’évacuer de la Terre (mais pas de la série, il est évident qu’on va revoir les Silence — et on peut même se demander si les vaisseaux similaires à des Tardis qu’ils utilisent n’ont pas été acquis en occupant et parasitant Gallyfrey) Moffat utilise son monstre pour quelques nouvelles séquences particulièrement réussies, placées du point de vue des personnages et dissimulant régulièrement au spectateur les passages effacés de leur mémoire. La séquence d’Amy dans l’orphelinat, et notamment le plan ou des marques apparaissent ‘‘subitement’’ sur son visage est particulièrement réussie.
Toby Haynes réalise là son cinquième épisode d’affilé. Dans l’ordre de diffusion parce qu’évidemment, les épisodes ont été tournés dans un ordre différent, sans quoi le pauvre ne serait sûrement plus en vie à l’heure qu’il est. On comprend aisément pourquoi l’équipe de la série s’est attachée à le faire revenir et à lui confier des épisodes événements comme cette ouverture de saison ou le dernier Spécial de Noël : ses plans sont superbement composés, il a un véritable sens de l’épique et une exigence esthétique plus qu’appréciable.

The first and the last

La semaine dernière, River Song expliquait à Rory, dans une scène très réussie, qu’elle et le Docteur sont engagés sur deux time-line allant dans des directions opposées. C’est une jolie idée, forte en émotion. Le problème, c’est que ce n’est pas une idée très cohérente avec les éléments déjà installés autour du personnage, et que Steven Moffat ne l’avait visiblement pas en tête en écrivant la saison dernière.
La première et la dernière fois confondue, c’était le concept de la première apparition du personnage dans « Silence in the Library » / « Forest of the Dead ». Mais depuis, il était jusque-là question d’entrecroisement embrouillés de leurs lignes de temps respectives. D’ailleurs, si les deux personnages suivaient une évolution se croisant parfaitement (à chaque fois il est plus vieux, et elle est plus jeune, et inversement), il n’y aurait pas vraiment besoin qu’ils tiennent un journal pour s’y retrouver. Et en fait, « The Impossible Astronaut » contredisait lui-même cette théorie, puisque River Song y croise un Docteur beaucoup plus vieux au même âge. De la même manière, les deux aventures avec River Song de la saison 5 se passaient dans l’ordre contraire de cette règle (elle se souvenait d’avoir déjà vécu l’aventure de la Pandorica dans l’épisode des Anges).

Donc on en vient à l’idée qu’il ne s’agit que d’une sorte de règle globale qui peut souffrir pas mal d’exceptions. Mais River Song n’a pas vraiment l’air d’envisager d’exceptions quand le Docteur l’embrasse pour la première fois à la fin de l’épisode : elle semble complètement persuadée que sa première fois à lui est sa dernière fois à elle. River Song est Docteure et pas encore Professeure, et toujours dans sa prison, faut-il croire qu’elle acquiert le titre et est libérée sans revoir le Docteur entre cet épisode et celui de la Bibliothèque ? (En mettant de coté la brève visite pendant laquelle il lui remet son tournevis sonique.)
Avec un peu de chance, Steven Moffat va réussir à tenir ensemble les différents fils de cette histoire, mais ces deux épisodes donnent tout de même quelques signes un peu inquiétants sur la cohérence de l’ensemble.

Avec tout ça, j’oublie quand même de signaler que l’épisode confirme, après près de deux ans de teasing, la nature romantique et ‘‘sexuelle’’ du lien entre le Docteur et River Song. Je n’en ai jamais véritablement douté, mais cela fait quand même plaisir que Moffat n’ait pas plié sous la pression de la frange vocale de la fan-base toujours très perturbée par la sexualisation du Docteur.

Ménage à trois

« Day of the Moon » poursuit sur la lancée de l’épisode précédent en ce qui concerne le soin apporté au développement des personnages.
La saison dernière, il avait fallu attendre la fin de la saison pour voir un personnage non récurrent acquérir une véritable dimension, avec Vincent dans « Vincent and the Doctor » et Craig dans « The Lodger ». Ici, Canton s’impose comme un personnage mémorable, bien aidé par le visage de son familier de son interprète, et la révélation finale sur la raison pour laquelle sa volonté de se marier l’a conduit à être renvoyé du FBI.

Malgré mes réserves de cohérence d’ensemble évoquées plus haut, la scène du baiser et surtout ce qui la suit, se révèle extrêmement poignante. J’ai toujours adoré River Song de façon assez inconditionnelle, mais ces deux épisodes lui confèrent une dimension émotionnelle bien plus importante que ce qu’elle avait la saison dernière.
C’est la même chose du côté d’Amy et Rory, et le subplot du (faux) triangle amoureux permet à Arthur Darvill de montrer à quel point il est un acteur brillant, capable de passer du comique à la gravité avec beaucoup d’aisance et de subtilité. Ce ressort émotionnel et parfois aussi comique de l’épisode a aussi une autre fonction évidente : enterrer définitivement l’idée d’une relation amoureuse entre Amy et le Docteur. En quelque sorte, il s’agit pour Moffat d’évacuer préventivement une hypothèse que pourrait soulever le cliffhanger ahurissant de l’épisode: la petite fille n’est clairement pas l’enfant d’Amy et du Docteur.

Au-delà de ça, la plupart des possibilités sont encore ouvertes et on embarque pour le reste de la saison avec un bagage assez conséquent de questions d’importance capitale, qui sont en gros les suivantes :

    - Qui est la petite fille ? Quel sera son visage après sa régénération ?
    - Pourquoi une photo d’Amy se trouvait-elle dans la chambre de la petite fille ?
    - Pourquoi le Tardis n’est pas en mesure de déterminer si Amy est enceinte ou non ?
    - Quel rôle va jouer Amy dans le plan des Silence ? Quel est ce plan et en quoi concerne-t-il le Docteur ?
    - Qui est la femme au cache-œil apparue brièvement à Amy dans l’orphelinat ?
    - Qui se trouvait dans la tenue d’astronaute et a tué le Docteur ?
    - Qui est River Song et qui a-t-elle tué ?

On pourra faire un premier point après l’épisode 7, le dernier épisode avant l’été, pour voir si au moins une de ces questions aura été résolue d’ici là...

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Une première partie à la hauteur de l’incroyable épisode « The Eleventh Hour » de l’an dernier, mais qui ne lui ressemble pratiquement en rien. Steven Moffat s’amuse et nous torture gentiment avec des enjeux follement excitants, une gestion du rythme particulièrement audacieuse pour « Doctor Who » — qu’il dose parfaitement — et un niveau inédit de tension et de complexité dans les rapports entre les personnages. Les pistes ouvertes sont incroyables et menacent de faire surchauffer les cerveaux des malheureux spectateurs essayant désespérément de garder de l’avance sur le récit. « The Impossible Astronaut » pousse le spectateur à s’embaruqer dans l’échaffaudage de multiples théories — la petite fille est-elle River Song ? Voire la fille d’Amy ??
Il ne reste plus qu’à espérer que les multiples questions posées auront une résolution à la hauteur des attentes immenses générées par cet épisode qui peut prétendre au statut de classique instantané.

Une deuxième partie enthousiasmante qui balade ses spectateurs dans une aventure baroque et au rythme haletant, sans pourtant le perdre complètement. Les questions soulevées sont nombreuses. Si Steven Moffat arrive à en résoudre suffisamment dans un délai raisonnable, cela ne devrait pas desservir la série. Pour ses fans, cela engage en tout cas une saison incroyablement excitante.

Un Sheppard peut en cacher un autre
Mark Sheppard compte parmi les guests stars de cet épisode. L’acteur, actif depuis une vingtaine d’année, est forcément familier du téléspectateur de série puisqu’il a un CV long comme plusieurs bras, avec une prédilection pour les séries de genre. Il a pu être casté en dernière minute dans ce double-épisode, à la faveur d’un trou dans son emploi du temps qui lui a permis de tourner cet épisode entre Cardiff et les plaines de l’Utah – il a quand même du annuler une participation à une convention pour ce faire.
Les producteurs avaient initialement envisagé de le maquiller pour les scènes du début de l’épisode où son personnage apparaît vieux. C’est Mark Sheppard qui leur suggéra que son père, William Morgan Sheppard, pourrait très bien faire l’affaire!

Turning Nixon bad
Au début de l’épisode précédent, le Docteur annonçait à River son opinion très négative de Nixon. Ironique de constater que le Nixon que nous rencontrons est plutôt sympa et bienveillant. Mais que c’est le Docteur lui-même qui le rend paranoïaque et lui conseille de toujours enregistrer ce qui se passe dans son bureau !

Greatest Hits
Une partie vraiment conséquente de la musique de ces deux épisodes était composés d’extraits de la BO de la saison dernière. Pas des variations autour d’un thème, dont Murray Gold est coutumier, mais bien l’exacte réplique de pistes sonores déjà utilisées. A croire que le budget avait été lessivé par le voyage en Utah et qu’il n’y avait plus un sou pour le compositeur.

Forget me !
Nos personnages ont-ils déjà croisés les Silence avant de les oublier dans les épisodes précédents. C’est ce que croient certains qui ont relevé tout un tas de séquences étranges de la saison 5. Si tout cela est vrai, Moffat est encore plus génial (et/ou diabolique) que ce que je croyais !

 

 

 

Sullivan Le Postec

Publication d'origine les 24 avril et 1er mai 2011

Par Sullivan - Publié dans : Projections
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 12:35

A l’occasion de l’édition 2011 de la Comic Con Paris, Le Village a rencontré Steven Moffat. Interview en vidéo.

 

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Hier, nous étions dans la même pièce que Steven Moffat. Mieux, on a pu, en compagnie de quelques collègues, lui poser quelques questions. Et on s’est dit que ça pourrait vous intéresser de voir ça.

Invité d’honneur de l’édition 2011 de la Comic Con, Steven Moffat consacre sa journée d’aujourd’hui à rencontrer les fans français de la série. Ce matin, une master-class va lui permettre de parler de son métier de scénariste. Cette après-midi, après la diffusion en avant-première de «The Impossible Astronaut» et «Day of the Moon», les deux premiers épisodes de la saison 6 de «Doctor Who», une conférence sera consacrée à la série.

Si vous ratez ça, petite consolation : voici l’interview que nous avons effectué hier midi en trable ronde.

 

 

Par Le Village à la Comic Con France - Publié dans : Interviews
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 10:07

Noir. De. Monde. On le sentait déjà venir le jeudi et le vendredi. L'affluence sur ces deux jours de semaine nous semblait proche de celle du week-end de l'an dernier. Le verdict du samedi est sans appel: des conférences blindées, des événements remplis ras-bord, des files d'attentes sans fin aux signatures... un réél succès.

 

Il ne faut juste pas être agoraphobe. C'est préférable.

 

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Pour le reste des gens, une ambiance assez incroyable, des ados qui tapent dans l'ultra-son à la vue du cast de Merlin, d'autres qui crient de façon virile à un événement sportif, des gens qui hurlent à la vue d'un personnage d'une web-série... du bruit.

 

Et le bruit, ça n'aide pas tout le monde. Au milieu de tout ça, les conférences ont du mal à exister. Pourtant passionantes (on a parlé ici de la conf Métal Hurlant, et de celle sur les Comics et ses limites), il est difficile pour les organisateurs et pour les participants de se comprendre, surtout quand la conf est en anglais.

 

Mais même chaotiques, ces conférences sont une opportunité d'apprendre plus sur les gens qui fabriquent la culture, des destins fascinants, atypiques, des expériences amusantes, des anecdotes savoureuses...

 

Subir des interruptions entendre un brouhaha constant, mais avoir accès à ça, en France, et pour le grand public, ça vaut franchement l'effort.

 

PS: Alors, juste pour le signaler, des centaines d'adolescents se balandent avec des panneaux FREE HUGS. Vous devez être familiers du concept. Mais je me demandais une chose. Et si, un jour, des gens décidaient de faire monter les prix du marché, progressivement. Est-ce que l'an prochain on verrait les mêmes ados avec des panneaux "HUGS for 10€" ? "HUGS for 15€" ? "FROM 1PM TO 2PM, 2 HUGS FOR THE PRICE OF ONE" ? On vit dansun monde capitaliste, non ? (Oui, je dois m'éloigner de l'esprit de base du mouvement, mais quand même...)

Par Dominique Montay - Publié dans : Ambiance
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levillage minibanLe Village est un webzine consacré aux fictions européennes et francophones.

En juillet 2010, sa rédaction s'investit pour couvrir la saison 2 de l'édition française du célèbre Comic-Con, et ouvre ce blog afin de couvrir l'ensemble des événements séries du festival, y compris ceux se situant en dehors de sa ligne éditoriale habituelle (séries américaines notamment).

Crédits:

Création/rédaction en chef: Sullivan Le Postec.

Rédaction: Dominique Montay et Emilie Flament.

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