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Jeudi 12 juillet 4 12 /07 /Juil 07:59

teamWho.jpgComic Con Paris 2012 a fait venir en France plusieurs membres clef de l’équipe de la série « Doctor Who » pour évoquer devant les fans le processus de production de la série, dans une conférence que nous avons tenté de résumer ici.

Nous avons aussi pu interroger les quatre membres de l’équipe venus à Paris, Caroline Skinner (productrice exécutive), Chris Chibnall (scénariste), Toby Haynes (réalisateur) et Murray Gold (compositeur).

Dans cette interview, nous évoquons notamment l’évidente montée en gamme visuelle de la série depuis la saison 5, la musique dans la saison 6 (et Murray Gold n’est vraiment pas d’accord avec nous), les deux épisodes de la saison 7 qui seront écrits par Chris Chibnall et le processus de casting qui les a conduit à engager Jenna-Louise Coleman dans le rôle de la prochaine compagne du Docteur, qui fera son apparition sur nos écrans à Noël prochain.

 

L'interview:

 

 

Par Dominique Montay & Carine Wittman - Publié dans : Interviews
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Mardi 10 juillet 2 10 /07 /Juil 22:01

Comic Con Paris 2012 a été l’occasion de lever le voile sur l’adaptation en mini-série de « Labyrinth » de la romancière Kate Mosse, qui devrait être diffusée cet automne sur M6. « Labyrinth » est une ambitieuse coproduction germano-sud-américaine qui rassemble Tandem Communications, Scott Free Films (de Ridley Scott et Tony Scott) & Film Afrika Worldwide, en association avec Universal Production Partners (UPP). Le tournage s’est arrêté quelques jours à Carcassone pour filmer des extérieurs dans la vieille ville.

labyrinth010.jpgEn matière d’adaptation littéraire à la télévision, j’ai appris depuis bien longtemps qu’il valait mieux soit avoir lu le ou les livres bien en amont pour en avoir oublié une bonne partie, soit ne rien avoir lu du tout, pour ne pas être trop déçue par la mise en images. C’est donc avec très peu d’infos sur « Labyrinth » de Kate Mosse que je suis allée à l’avant-première mondiale à Comic Con Paris 2012.

Première leçon : il vaudrait mieux ne pas laisser le réalisateur choisir ce qu’il veut montrer. Sinon, vous n’êtes pas surs d’avoir le début — ce qui fut le cas ici. Cela installe le sentiment que, peut-être, on ne vous montre pas le début parce qu’il n’est pas terminé, ou bien simplement, parce que ce serait mauvais. Or si le public est dans le doute, ce n’est probablement pas dans l’intérêt de la présentation. La meilleure solution aurait sûrement été une mise en bouche avec une bande annonce de 4/5 minutes.

« Labyrinth » est l’adaptation du roman éponyme de Kate Mosse, premier volet d’une trilogie qui se conclura en septembre avec la parution de « Citadel ». On pensait découvrir les 30 premières minutes du premier épisode ; ce fut en fait les 30 dernières minutes. Résultat ? On est perdu sur les personnages, sur les situations, les actions, on ne comprend vraiment pas trop ce qu’il se passe. Et c’est très dommage. Cependant, c’est super bien réalisé, le jeu des acteurs est bon et on voit que Scott Free, Channel 4 et M6 y ont mis les moyens. Malgré donc cette décision de ne pas diffuser le début, on a tous eu assez envie de voir la suite ou plutôt de reprendre depuis le début (Dominique, Émilie et moi).

labyrinth-copie-1.jpg
Après ce visionnage, Alain Carrazé et Romain Nigita ont pu poser quelques excellentes questions à Tim Halkin (exécutif de Scott Free), Kate Mosse, l’auteur, Chris Smith, le réalisateur, Katie McGrath qui joue Oriane Congost et Elliott Munn qui interprète Guilhem. La midinette que je suis aurait aimé Sebastian Stan et la fan de « Downton Abbey » aurait adoré voir Jessica Brown Findlay sur scène avec eux. Mais on ne peut pas tout avoir !

Ils ont demandé pourquoi cette histoire plutôt qu’une autre. Pour Scott Free (Halkin), il s’agissait de trouver un bestseller dont la base de fans était suffisamment importante pour permettre l’adaptation des trois romans et de trouver un digne remplaçant aux adaptations des romans de Ken Follett (Les Piliers de la terre et Un Monde Sans fin). Pour Smith, c’était la possibilité de créer deux mondes dans deux espaces-temps différents, sujet qui le passionne et qui est souvent au centre de ses propres films.
Pour Kate Mosse, raconter le destin des Cathares tout en utilisant les ficelles de la science fiction et du fantastique la bottait énormément et lorsqu’elle s’est intéressée aux labyrinthes, elle a découvert qu’au 13è siècle, la France fut le pays qui a en construit le plus. De là à imaginer que les Cathares détenaient le Graal, il n’y a qu’un pas à prendre, ce qu’elle a fait !

Dès le début, Kate Mosse a été impliquée dans l’adaptation faite par le scénariste Adrian Hodges (« Primeval », « Survivors »). Une simple raison pour Tim Halkin : si on touche à une œuvre, on doit respecter son auteur. Adrian Hodges a travaillé en étroite collaboration avec Kate Mosse. C’était la première fois que Chris Smith n’était pas à l’écriture et en fait, cela l’a libéré puisqu’il a pu se concentrer sur la réalisation, changer quelques petites choses lorsque cela fonctionnait mieux et cela lui a permis de toujours garder l’esprit du roman.
C’est d’ailleurs Smith qu a fait venir Emun Elliott ayant déjà travaillé avec lui sur « Black Death ».

Romain et Alain sont passés ensuite à Emun et Katie et leur ont demandé s’ils n’en avaient pas assez de toujours jouer en costumes. Emun a répondu que costumes ça ne veut pas dire une seule période et que ce qui lui plaît c’est de découvrir toutes ces différentes périodes de l’Histoire. Quant à Katie, cela la change vraiment de Merlin même si dans les deux, elle joue une ‘‘méchante’’. Surtout, elle aime aussi cette période de l’histoire à l’instar de Kate Mosse. Elle a d’ailleurs raconté qu’elle avait tenté d’auditionner pour le rôle d’Alaïs (jouée par Jessica Brown Findlay) et qu’elle a été selon elle tellement mauvaise que Chris Smith ne se souvient même pas de son essai. Le même jour, elle a auditionné pour la méchante Oriane et elle a eu la confirmation qu’elle avait décroché ce rôle le jour même.
Enfin pour la petite anecdote, cela fait cinq ans que McGrath et John Hurt travaillent ensemble, et sur « Merlin » et sur « Labyrinth » et pourtant, ils ne se sont jamais rencontrés.

Tim Halkin nous a informé que le montage pour M6 serait livré courant septembre. Il est fort probable que Channel 4 diffuse cette mini-série en trois épisodes avant.

Je tiens à terminer sur une personne dont on ne parle que rarement parce que c’est souvent mauvais. La Comic Con s’est pourvue cette année d’une traductrice phénoménale. Tous les journalistes, toutes les personnes bilingues que j’ai pu croiser n’ont eu que ce mot à la bouche : Géniale ! Donc un Grand merci à Yaële Simkovitch !

Par Carine Wittman - Publié dans : Projections
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Mardi 10 juillet 2 10 /07 /Juil 00:59

Cette année, l’équipe de Comic Con Paris avait envie de parler de «Doctor Who» sous un autre angle. Pour ce faire, des membres de l’équipe habitués à rester en coulisse ont été invités à venir dévoiler leur travail. Produire «Doctor Who», c’est une succession de défis peu communs qui ne se présentent que très rarement, voire jamais, aux équipes d’autres séries britanniques. C’est ce qui est clairement ressorti de cette conférence qui réunissait la productrice exécutive Caroline Skinner (qui a rejoint la série avec le dernier Christmas Special, «The Doctor, The Widow and The Wardrobe» et supervise la saison 7 en cours de tournage), le scénariste Chris Chibnall (auteur de cinq épisodes, dont deux de la future saison 7), le réalisateur Toby Haynes et le compositeur Murray Gold. Une rencontre animée par Alain Carrazé et Romain Nigita de 8 Art City.

 

Team-Who2.jpg

La productrice Caroline Skinner est la première à intervenir sur un épisode: elle garde un œil sur le développement du script du stade du pitch jusqu’à la version de tournage du scénario. Là, elle en prend possession et va superviser sa production à toutes les étapes : pré-production, tournage, post-production.

La production physique de la série pose beaucoup de défis. Mais l’équipe se démène pour réaliser les délires imaginés par les auteurs. ‘‘Cela va faire un an que je travaille sur la série, pour l’instant aucune de ces réunions de production ne s’est terminée en disant : ‘non, on ne peut pas faire’. Au contraire, souvent les meilleures idées sortent de ces réunions-là’’. Cela a, par exemple, été le cas au début de la série quand quelqu’un a eu l’idée du bigger on the inside et de la cabine de téléphone pour palier à l’impossibilité de fabriquer un grand vaisseau.

Pour le prochain épisode de Noël, Caroline Skinner a participé aux processus d’audition pour trouver la nouvelle compagne de voyage du Docteur. Ces auditions doivent rester très secrètes, car les tabloïds anglais cherchent à sortir la moindre info. Lors du casting d’Amy, le faux non de production inventé pour le casting était « Panic Moon », un anagramme de Companion. Cette fois-ci, le nom de code était « Men on Waves » ce qui a conduit certains à penser qu’ils préparaient une série sur la Marine! En fait il s’agissait de Woman Seven, parce que Jenna-Louise Coleman sera la nouvelle compagne pour la saison sept. Murray Gold a déjà composé la musique de cet épisode, tourné il y a quelques semaines. Il a donc déjà inventé le thème de la nouvelle compagne.

Caroline Skinner est restée muette sur les événements prévus pour le cinquantième anniversaire en 2013. Mais les réunions se multiplient dans les sous-sol du Television Center, le siège de la BBC à Londres.

 

Tous les épisodes ne sont pas écrits par Steven Moffat (nous on ne serait pas contre, mais il paraît que lui, si. Sans parler de sa femme et de ses enfants).

Chris Chibnall fait partie de ces autres scénaristes. ‘‘Je fais ce que Steven Moffat me dit de faire !’’ a-t-il expliqué. Mais l’avantage d’être un scénariste, c’est qu’il fait partie des toutes premières réunions et qu’il fait donc partie des tous premiers à savoir dans les grandes lignes ce qu’il va passer. Quoi que Moffat ne révèle pas tout : ‘‘il ne nous dit que le minimum que nous avons besoin de savoir pour travailler’’.

 

Quelque fois, le pitch est proposé par Moffat, d’autres fois c’est le scénariste qui est à l’initiative. Pour les deux épisodes écrits par Chris Chibnall dans la saison à venir, les deux cas de figure se sont présentés. Une histoire lui a été proposée par Steven Moffat, quoi que ce pitch ait été très court : il s’agissait simplement du titre de l’épisode (que l’équipe ne veut absolument, absolument pas révéler pour l’instant). L’autre histoire a été proposée par lui, sachant qu’il fallait faire un épisode qui mette en avant Amy et Rory. Caroline Skinner a révélé à quel point ils avaient été emballés par son pitch. En sortant de la réunion, Steven Moffat lui a dit : ‘‘cette idée, elle permettrait de faire un super film. Ne le dit pas à Chris, on va la garder pour la série !’’

L’écriture en elle-même, est un processus difficile. L’une des difficultés est l’étendue de la série : ‘‘Doctor Who, c’est sept séries en une : de la comédie, du du suspense, de l’action, de l’émotion, de l’horreur...’’ Chibnall, enfermé dans une pièce pendant des semaines, pleure en essayant d’avancer. Il appelle de temps en temps Steven Moffat pour lui dire à quel point c’est difficile, celui-ci lui répond généralement : ‘‘je sais... mais tu es en retard, dépêches-toi on attend ton script !’’

 

Team-Who.jpg

 

Une fois le scénario écrit, le réalisateur entre en scène. Toby Haynes confie sa joie de découvrir un nouvel épisode, mais aussi les deux sentiments qui se mélangent. Plus le scénario est excitant, plus il en est heureux – mais plus cela veut dire, aussi, que la tâche sera plus difficile !

Le réalisateur a mis en scène cinq épisodes de «Doctor Who» à la suite (en ordre de diffusion) : ‘‘après que j’ai mis en scène mon premier, ils m’ont enfermé dans une pièce et ne m’ont plus laissé partir !’’ a-t-il plaisanté. Haynes a aussi réalisé un épisode de la saison 2 de « Sherlock » : ‘‘Je fais « Doctor Who » et puis, pendant mes temps-libres, « Sherlock ». Travailler avec ces acteurs, Matt Smith, Karen Gillan, Benedict Cumberbatch, Martin Freeman… je suis le réalisateur le plus chanceux de la télévision britannique !’’

Enthousiaste, Toby Haynes confie adorer arriver tôt le matin dans les studios de tournage de la série, pour y voir le bric-à-brac permanent qui y règne, Daleks entreposés à coté de décors d’époque, et qui rappelle les vieux studios de télévision, où beaucoup de choses différentes étaient tournées au même endroit. Pour lui, le tournage est un véritable plaisir. C’est au moment de la post-production que commence le ‘vrai’ travail.

 

La post-production c’est l’étape à partir de laquelle le compositeur de la musique depuis le retour de la série en 2005, Murray Gold (qui a parlé en Français pendant la quasi-totalité de la conférence) intervient. A l’époque, Russell T Davies, avec qui il avait déjà travaillé sur «Queer as Folk» et «Casanova», a pris contact avec lui très peu de temps, deux ou trois semaines, avant que les premiers épisodes entrent en mixage. Murray Gold a donc sauté dans le train en marche rapidement, et depuis sept ans il n’arrête pas de composer de la musique pour «Doctor Who» : souvent quarante minutes dans chaque épisode, plus que la moyenne des autres séries. Un travail solitaire : il commence à travailler quand beaucoup ont fini leur part — ‘‘j’y suis encore quand tout le monde est parti en vacances,’’ a-t-il plaisanté. Du coup, il y a de nombreuses personnes de l’équipe qu’il n’a jamais rencontré : ‘‘je ne connais pas le caméraman, par exemple. Mais je crois quand même qu’il existe’’.

Au moment de composer la musique de « Rose », le tout premier épisode, Murray Gold a introduit des thèmes pour les personnages. Il ne savait pas encore qu’il y aurait des éléments feuilletonnant dans l’intrigue qui rendrait cette approche encore plus justifiée. Murray Gold a avoué être bien aidé quand un épisode comporte une scène extrêmement puissante sur le plan émotionnel, il peut y puiser son interprétation et s’appuyer sur elle pour le reste de la musique de l’épisode.

 

Pour le générique, le plus gros défi a été pour lui d’inventer la nouvelle version de 2005. Ensuite, même si celle de la saison 5 était très différente, il ne s’agissait que de trouver de nouvelles variations. Y aura-t-il une nouvelle version pour la saison 7 ? ‘‘Peut-être’’ a-t-il répondu !

 

Chaque intervenant a choisi un extrait à nous présenter. Chris Chibnall a montré la première discussion entre le Docteur et la Silurienne dans la cave de l’église de « The Hungry Earth » : il adore le jeu des acteurs dans cette scène, et le nouveau look des Siluriens, que l’équipe a totalement réinventés, en collaboration complète. Lui le scénariste, le réalisateur, les producteurs et les responsables des effets spéciaux ont tous été impliqués pour arriver au meilleur résultat. Lui aurait bien voulu nous montrer un extrait de la saison 7, mais il n’a pas eu le droit, nous tease-t-il !

 

Caroline Skinner nous montre la scène du voyage finale de la sphère dans « The Doctor, The Widow and the Wardrobe ». C’était son premier épisode en tant que productrice exécutive, et elle adore particulièrement les épisodes de Noël de « Doctor Who » : ‘‘les deux se marient particulièrement bien’’. Et puis cette scène représente bien la série : les défis techniques, l’émotion...

 

Toby Haynes a choisi la scène montrant Amy enfermée dans la chambre de l’orphelinat de l’épisode « Day of the Moon », lorsqu’elle réalise que le Silence est présent en voyant les marques apparaître sur sa peau, et qu’elle découvre enfin un nid suspendu au plafond. Une scène dans laquelle il a voulu référencer un travail qu’il adore, celui de Guillermo del Toro dans le « Labyrinthe de Pan » — de la même manière il avait invoqué Spielberg en mettant en scène les séquences situées sous Stonehenge dans le final de la saison 5.

 

Enfin, Murray Gold a choisi un extrait de « Doctor Who at the Proms » ou sa musique est jouée en concert public, et particulièrement le thème Vale Dicem, qui accompagnait la « mort » du dixième Docteur de David Tennant dans « The End of Time ». D’ailleurs, Murray avait l’air très partant pour organiser ce type de concert en France... et Caroline Skinner avait l’air très ouverte à cette idée.

 

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Le réalisateur Toby Haynes devant le public

Photo prise par Caroline Skinner, avec des morceaux de l’équipe du Village en fond de plan.

 

 

Cet événement Doctor Who à Comic Con Paris 2012, organisé par 8 Art CIty en collaboration avec France 4 et BBC Woldwide, a comblé les fans et montré que le public français de la série était passionné et savait se montrer présent lors de ce genre d’initiative, remplissant une fois de plus la salle à ras-bord. Prometteur pour l’année prochaine, où l’on espère bien participer à la fête du cinquantième anniversaire !

 

 

Sullivan

Par Sullivan Le Postec - Publié dans : Conférence
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Mardi 10 juillet 2 10 /07 /Juil 00:02

Image6.jpgChaque soir de l’édition 2012 de la Comic Con parisienne, la rédaction du Village s’est retrouvée pour débriefer la journée et revenir sur ses événements et temps forts.

 

Vous pouvez nous écouter via iTunes et vous abonner au compte Le Village pour télécharger automatiquement les podcasts: Cliquez ici.

 

Pour la troisième année, Le Village se plonge dans les Cultures de l’Imaginaire pour couvrir en détail l’édition 2011 de la Comic Con Parisienne. Quels ont été les moments forts de chaque journée ? Quelles conférences, projections ou événements ont marqué la rédaction du site ? Retrouvez quotidiennement leur débrief de la troisième Comic Con française pour le savoir !

Sommaire de la première partie :
Retour sur les évènements « Star Trek » et la Master Class Alexandre en Compagnie, avec Dominique seul villageois mais accompagné de deux invités de marque : Romain Nigita de 8ArtCity et la plus grande spécialiste française (voir mondiale) d’Alexandre Astier et de Kaamelott, Astiera.

Soarton2824.jpgmmaire de la deuxième partie :
Seconde journée de la Comic Con, spéciale « Le Visiteur du Futur ». Un podcast vidéo ? Et comment ! Avec Simon Astier et François Descraques ? Vous pouvez le croire ! Où l’on parle de péniches, de pâté et de chemises à carreaux ? Carrément.

Sommaire de la troisième partie :
Troisième jour et podcast spécial « trop de filles » en compagnie de Carine Wittman d’AnnuSéries, Delphine Rivet de Reviewer et pour la première fois, Julia Lagrée, la live-tweeteuse de choc. Tout ce beau monde pour discuter avec Emilie Flament et Dominique Montay de « Labyrinth », « Le Visiteur du Futur », « Teen Wolf », « Vampire Diaries » et de super-héros français.
Et de l’art du shirtless en tournage.

 

Sommaire de la quatrième partie :
Quatrième et dernier jour de Comic Con Paris 2012, quatrième et dernière partie du podcast spécial, avec en invité officiels Thomas Destouches d'Allociné et Druggy et plein d'autres invités surprise que je vous laisse découvrir. Nous faisons le bilan de cette journée, notamment des Conférences «Doctor Who» et «One Tree Hill», du «Show Geek Quiz» de Simon Astier, et des projections d'épisodes de «Awkward» et «American Horror Story».

 

 

haynes2.jpgQuatrième partie

 

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labyrinth.jpgTroisième partie

 

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Deuxième partie

 

 

Disponible en audio également :

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enterprise.jpgPremière partie

 

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Par la rédaction du Village & guests - Publié dans : Ambiance
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Lundi 9 juillet 1 09 /07 /Juil 23:57

arton2834-676fe.jpgCette édition 2012 de Comic Con Paris fut épuisante pour tout le monde, suiveurs comme badauds. Jamais encore nous n’avions ressenti le gigantisme du lieu comme cela. A côté des réussites franches que furent la venue des frères Astier, Le Visiteur du Futur et, à la surprise de beaucoup, la très bonne impression laissée par les membres de « One Tree Hill », on regrettera la mise en avant constante des boutiques au profit des exposants.


Moi qui voulait me faire photographier avec un storm-trooper cette année, j’étais bien déçu.

 

La 4e journée était celle de la Conférence « Doctor Who », une conférence un poil plus langue de bois que d’habitude, mais tout de même passionnante. C’était aussi la journée du « Show Geek Quizz », un jeu très drôle animé par Simon Astier, et les derniers évènements « One Tree Hill ».

 

Chapeau à Christelle Pavard, Emilie Hurel et leurs équipes, pour leur gestion des évènements et de la presse. On était, dans les locaux qui nous étaient réservés, comme des coqs en pâte (expression désuète 1), toujours bien reçus, traités et gérés. Bravo.
Bravo habituel aux équipes passionnées de 8ArtCity, Alain Carrazé et Romain Nigita comme tête de gondole, mais pas que. Derrière eux aussi, ça bosse dur pour organiser.

 

Félicitations à NoWatch pour leur travail incroyable, leur stand fantastique, leur passion indéfectible et communicatrice. S’il y a bien un stand qu’on veut revoir l’an prochain, aussi bien placé, aussi actif, c’est bien celui-là.

Personnellement, comme d’habitude, j’ai l’impression de ne pas avoir assez profité de la convention, mais en même temps la sensation d’en avoir fait énormément. 4 jours en apnée, 4 jours sans voir la famille, à fond dans le boulot. J’étais à donf (expression désuète 2).

 

Mais pas que...

 

Comme vous avez pu l’entendre, nos podcasts, cette année, étaient plus longs. Plus chargés. Avec plus d’invités. Plus rieurs aussi... C’est le dernier grand évènement du Village, et nous avons voulu marquer le coup dans un exercice assez délicat, le podcast à 1000 voix. C’était chaotique, parfois c’était n’importe quoi, mais j’y ai prit un plaisir incroyable.

 

Julia, Thomas, Delphine, Carine, Astiera, Romain, Druggy, Simon, François, merci à vous pour ces moments là, inoubliables.

 

Et enfin, pour terminer ce billet, je voulais remercier mes deux camarades Emilie et Sullivan pour ces trois Comic Con, toutes épuisantes, toutes inoubliables. C’est aussi grâce à eux qu’elles le furent, sans hésitation.

 

C’était bath ! (expression désuète 3)

 

Dominique

 

P.-S.

Bon, pour ceux qui sont venus écouter la conférence sur les Séries de Super-héros animée par Thomas Destouches, et où j’étais censé intervenir, désolé pour l’annulation. Des impondérables ont rendu impossible le bon déroulement du débat, au grand dam de son animateur et des intervenants présents.

Partie remise pour sûr !

Par Dominique Montay - Publié dans : Ambiance
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Dimanche 8 juillet 7 08 /07 /Juil 18:30
Phénomène de la rentrée dernière, la série American Horror Story, créée par Ryan Murphy et Brad Falchuck à rencontré un succès assez incroyable pour la chaîne FX. La série-hommage au cinéma d'horreur à créé le débat, et polarisé l'audience. La voir aujourd'hui présente à la Comic Con est tout sauf une surprise ou un hasard. Surtout qu'en guise de présentation nous avons droit aux deux meilleurs épisodes de la saison, le double-épisode Halloween.

La famille Harmon vient de vivre un traumatisme très fort. Vivier et sa fille Violet se sont fait agresser par un groupe d'assassins. Même si elles s'en sont sorties, la décision est prise: la famille veut déménager. Maisils restent quand même dans la maison en attendant de réussir à vendre. Le tout à cause de la crise immobilière.

Bien sûr...

Passé ce prémisse peu crédible, nous voilà face à un double épisode plutôt bien troussé. La tension est bien dosée, et monte à plusieurs reprises, sans l'aspect "too much" constaté dans l'épisode pilote. De nouveaux personnages sont introduits (avec entre autres Zachary "Spock-Sylar" Quinto), un couple gay ayant habité dans la maison avant les Harmon, qui viennent en qualité de fluffers. C'est quoi un fluffer ? J'ai toujours du mal à savoir ce que c'est, mais dans l'univers de la série, c'est un type assez désagréable qui vient décorer votre maison.(1)

Le double épisode joue sur la crainte constante de ce que représente la maison par les Harmon, et monte en épingle tout ce qui a été laborieusement présenté dans les épisodes précédents. De la même manière, rétrospectivement, des éléments sont posés dans ces épisodes pour expliquer le fonctionnement de l'univers de la série. Malin et plutot bien amené, même si l'aspect mystérieux de certaines scènes n'aide pas à une compréhension immédiate.

La nuit d'Halloween brise peu à peu le mur qui sépare les vivants des morts. La maison se montre sous son vrai visage, un lieu où les morts sont bloqués à jamais. Ça permet aux auteurs de jouer sur le doute. De ces gens qui gravitent autour de la maison, qui est condamné, qui est vivant ? À ce stade de la série, très compliqué de le savoir, et Murphy s'en amuse.

Un des dernier plan du double épisode montre les morts, éparpillés à droite et à gauche, entreprendre une marche vers la maison pour retourner "chez eux". Un plan qui annonce une suite de série épique et poétique à la fois... qui ne viendra réellement jamais. La série retombe rapidement dans ces travers qui font qu'elle est détestée par certains, adorée par d'autres. Mais rarement ignorée.

Dominique Montay

(1) parce que dans le porno, c'est un membre de l'équipe de tournage chargé de garder l'acteur principal en érection... Le fait que ça soit un terme utilisé dans une série de Ryan Murphy n'est pas un hasard.
Par Dominique Montay
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Dimanche 8 juillet 7 08 /07 /Juil 16:13

« Awkward », c’était la surprise vraiment inattendue de l’été dernier. Un teen show, sur MTV, qui commence quand la fille un peu nerd du Lycée perd sa virginité avec un sportif populaire qui fait comme s’il ne la connaissait pas en public? Come on! Ça ne risque pas d’être une série d’auteure.

Sauf que voilà : c’en est une, avec une voix vraiment singulière, celle de sa créatrice Lauren Iungerich. C’était génial, cette première saison d’«Awkward», notamment par la manière dont la série navigue avec brio entre les genres en se situant perpétuellement au milieu du soap et de la sitcom. Et en s’y trouvant très bien. Jenna, habituée à être quasi-invisible, était soudainement devenue la vedette malgré elle de son Lycée quand elle s’était cassée le bras dans un accident très... awkward, que tout le monde avait pris pour une tentative de suicide. Mais la série avait résolu beaucoup de choses à la fin de la première saison, notamment en faisant choisir Jenna entre le bad boy et le gentil garçon. Saurait-elle rebondir ?

 

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Ce premier épisode de la saison 2, projetté cet après-midi à Comic Con Paris, reprend à Noël -- ce qui est un poil étrange quand la saison commence début juillet. Mais ça fait tellement longtemps que je pense que les showrunners de teen shows, qui affrontent tous avec énormément de difficulté le passage du Lycée à l’Université, devraient utiliser deux saisons pour raconter une année scolaire pour repousser ce moment que je ne vais pas reprocher à « Awkward » de le faire. Jenna n’a pas dit à sa mère qu’elle sait que c’est elle qui lui a envoyé la cruelle lettre anonyme qui avait constitué le mystère de la première saison. Narrativement, ce premier épisode n’avance de toute façon pas beaucoup, puisque l’intrigue principale voit Jenna confirmer le choix de la fin de la saison dernière. Il faut dire que quand l’épisode dure 22 minutes et trente secondes, auxquels il faut retrancher 1 minute 40 de previously et 20 secondes de bande-annonce du prochain épisode pendant le générique de fin, ça laisse rudement peu de temps pour le développement, malgré le rythme échevelé de la série.

Pour autant, on retrouve exactement ce pour quoi on a beaucoup aimé « Awkward » l’année dernière: les personnages hauts en couleur, les dialogues très incisifs et des moments de comédie vraiment très, très réussis (qui rendent très difficile l’écriture d’une critique qui ne se résumerait pas à une liste de moments drôles). Et surtout le fait que tout cela n’empêche pour autant jamais, et c’est très rare, le téléspectateur d’être en empathie complète avec les personnages, toujours aussi attachants.

Le bonbon sensible et rafraîchissant avec qui on a aimé passer tout l’été dernier est de retour. Et on est content de voir que Lauren Iungerich n’a pas changé la recette!

 

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Créatrice et productrice exécutive : Lauren Iungerich
Episode écrit et réalisé par : Lauren Iungerich
Avec : Ashley Rickards (Jenna Hamilton), Beau Mirchoff (Matty McKibben), Brett Davern (Jake Rosati)...

 

 

Sullivan

Par Sullivan - Publié dans : Projections
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Dimanche 8 juillet 7 08 /07 /Juil 14:03

Twitter.jpgTroisième journée du Comic Con ! Des évènements incroyables comme l’avant-avant-première des 30 dernières minutes du premier épisode de « Labyrinthe » ! « Teen Wolf » ! « Vampire Diaries » ! « Le Visiteur du futur » ! Une interview exclusive label « Doctor Who » bientôt à venir sur le site ! Et du coup, je vais parler de tout à fait autre chose.

7 bonnes raisons que Simon Astier se mette à twitter

n°7 - Parce que, contrairement à Facebook, les gens n’y sont pas des amis, mais des suiveurs, ou des suivis. C’est moins hypocrite. Et puis Tweeter, c’est vachement plus facile à gérer que Facebook.

 

n°6 - Parce que sur twitter, il n’y a pas de limite de suiveurs/amis.

 

n°5 - Pour qu’il se tire la bourre avec son demi-frère, qui commence à avoir beaucoup trop de follower. Simon servirait de contre-pouvoir. Ils transformeraient twitter en « réunion de famille Astier », pour peu que Lionel s’y mettre aussi. Et ça serait pas mal.

 

n°4 - Pour qu’il puisse directement envoyer bouler ceux qui lui demandent quand est-ce qu’il y aura une saison 3 d’Hero Corp.

 

n°3 - Pour qu’il live-tweet ses futures vacances en péniche.

 

n°2 - Pour qu’il puisse se régler avec François Descraques pour éviter de porter les mêmes fringues pendant un évènement public.

 

n°1 - Pour qu’il prenne en photo, au restaurant, son plat la prochaine fois qu’il y commande du pâté.

 

Allez, demain c’est Panel « Doctor Who », le Simon Astier Quiz, et si le sujet vous branche, je serais présent sur scène lors d’une conférence, juste après le Quiz, Scène Principale de Comic Con, pour parler de séries de super-héros, modérée par l’excellentissime Thomas Destouches.

 

Y’a vraiment des gens bien dans ce festival.

 

Dominique Montay

Par Dominique Montay - Publié dans : Ambiance
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Dimanche 8 juillet 7 08 /07 /Juil 01:46

Une-CC2012-jour4

 

Avec un budget de télévision européenne, l'équipe de Doctor Who impressionne. Réalisation incroyable, production values spectaculaires, musique hollywoodienne (en plus intelligent que celle de pas mal de blockbusters...), le tout au service de scipts d'une grande inventivité. Caroline Skinner (productrice executive), Murray Gold (compositeur), Chris Chibnall (scénariste) et Toby Haynes (réalisateur) viennent nous parler de cet exploit renouvellé 14 épisodes par an.

Par Le Village à la Comic Con France - Publié dans : Ambiance
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 21:46

arton2830-b480c.pngA Comic Con Paris 2012, François Descraques levait le voile sur « Le Visiteur du Futur : Les Missionnaires », la saison 3 de la websérie la plus importante du web français. Et celle-ci commence bien. Extrêmement bien.


Il y a deux ans, Le Village vous parlait d’une jeune web-série qui terminait bon gré mal gré sa première saison — sans savoir si la seconde pourrait voir le jour. A l’époque, l’interview avec François Descraques s’était calée en le croisant sur son stand. Aujourd’hui, 4.000 personnes ont assisté à l’avant-première de la saison 3 produite par Ankama et le planning d’interviews de son créateur est aussi chargé que celui des invités TV... Les faits parlent d’eux-même: « Le Visiteur du Futur » joue désormais dans la cour des grands. Et c’est mérité.

Après quelques difficultés techniques et une magnifique démonstration de roues (et de sauts périlleux !) improvisée pour faire patienter le public, François Descraques fait son entrée dans cette gigantesque salle où il ne reste presque plus de places assises. Le public se lève pour applaudir. Impressionnant. Surtout pour celui qui est seul sur scène.

Mais son équipe le rejoint rapidement pour assister avec le public à la projection des deux premiers épisodes de la saison 3 « Le Visiteur du Futur : Les Missionnaires ».

Une équipe soudée, presque familiale, proche de son public, et une série à univers, qui se bat pour exister, menée par un auteur passionné, ça vous rappelle quelque chose ? Serait-ce la recette pour avoir une série française qualitative et populaire ? (nb : au Village, notre opinion est faite depuis longtemps).
D’ailleurs, le premier épisode de cette troisième saison a un guest de marque : Simon Astier...


Quelques images de l’événement

 

 

 

 

Mais revenons à cette saison 3. Ça commence bien. Extrêmement bien. Maintenant que l’univers est en place, l’écriture s’affirme mais conserve ses ingrédients essentiels : son ton, son rythme, sa mythologie.

Le premier épisode est tourné du point de vue de Michel Millot (interprété par Simon Astier), qui comme plusieurs avant lui, voit sa vie bouleversée par l’intervention du Visiteur du Futur et de son équipe. Un regard extérieur qui permet de facilement rappeler (ou de présenter aux nouveaux venus) les enjeux de la série. Cet épisode a également pour but d’introduire les fameux Missionnaires, dont l’intrigue constituera l’axe de la saison.
A noter : l’utilisation particulièrement judicieuse des écrans du générique (pas plus de précisions pour ne pas vous spoiler).

Le deuxième épisode se concentre plus sur les différents personnages de l’équipe. Où en sont-ils ? Vis à vis de leur mission. Dans leurs relations. Dans leurs questionnements.
L’objectif du jour (une chaîne de conséquences comme toujours savoureuse) n’est qu’un prétexte à l’exploration de leur état d’esprit. Et quel fin d’épisode ! Culottée et courageuse (on a même entendu quelques cris dans la salle) ! De quoi largement faire saliver ceux qui ont eu la chance d’assister à la projection jusqu’à la mise en ligne, prévue à l’automne, de cette nouvelle saison.

Pourvue d’un sous-titre (« Les Missionnaires »), la saison se développera en 10 épisodes de 13 minutes. A l’image, le production value est impressionnant, car certes Ankama a financé la saison 3, mais on reste dans des budgets web.
Si les aficionados de l’équipe reconnaitront quelques lieux souvent exploités dans les précédentes productions (les locaux d’Ankama entre autres), la réalisation et la photographie sont dignes d’une production TV.

Indéniablement « Le Visiteur du Futur » s’affirme comme étant LA web-série française à voir absolument. Aucune excuse puisqu’elle est disponible en ligne gratuitement et, pour ceux qui préfèrent se la jouer à l’ancienne, elle est également disponible en DVD. Histoire de vous faire saliver, voici la bande annonce de la saison 3 :

 

 

 

 

 




« Le Visiteur du Futur »
Saison 3 - 2012 - 10x13’
Écrit, réalisé et monté par François Descraques.
Produit par Ankama.
Avec : Florent Dorin, Raphaël Descraques, Justine Le Pottier, Mathieu Poggi...

Par Emilie Flament - Publié dans : Projections
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 11:07

VDF.jpgNous sommes vendredi, Emilie Flament m’a rejoint. Comme répondant à l’appel d’une websérie française de grande qualité. L’évènement de la journée, c’est « Le visiteur du Futur » et sa projection en exclusivité des 2 épisodes d’ouverture de la saison 3. Et c’était bien.


Très bien.

 

Le principe de la websérie est d’une intense exigence. Il faut être dévoué à son art. Complètement. Si le but ultime d’un auteur audiovisuel est de vivre de son art, faire une websérie ressemble à une inversion totale de ce but. Il crève le porte monnaie plutôt que de le remplir.

 

Dans un monde parfait (pardon, une France parfaite), François Descraques fait « Le visiteur du Futur » pour France 4, ou NRJ12... Mais il le fait pour le net, via Ankama, avec un budget plus faible que ce qu’il aurait pu obtenir sur la TNT.
Le marché, qui ne réclame quasiment que des formats de séries policières, a totalement exclu la possibilité d’installer une série de science fiction dans une case horaire, à l’inverse des anglais, qui possèdent de tels créneaux.

La porte s’est refermée depuis très longtemps sur la Science Fiction en France, du coup elle passe par le vasistas. Le web. Et ça nous fait enrager. Parce que cette série, éminemment populaire, aurait sa place. La capacité de Descraques à faire des miracles avec peu de moyen n’est plus à prouver.


Sa saison 1 « moyens du bord » se situe dans la tranche haute de ce qui se fait habituellement sur le web. Sa saison 2, mieux pourvue, est d’une remarquable qualité. La saison 3, sur ce qu’on a vu, montre un nouveau bond en avant.

Populaire, bien écrite, valeurs de productions affichées à l’écran...

 

Devons-nous en rajouter ?

 

Dominique

 

P.-S.

A venir sur Le Village, un podcast spécial « Péniche, Pâté et Chemise à Carreaux » avec Simon Astier et François Descraques.

 

Et oui. Vous ne rêvez pas.

Par Dominique Montay - Publié dans : Ambiance
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 10:50

bref1.pngBref » a fait souffler un vent de modernité dans un univers, celui de la shortcom, qui tournait un peu en rond. C’est évidemment le cas de part son sujet, son ton, son écriture et sa réalisation, mais aussi de part les techniques utilisées...

 

 

L’an dernier déjà, le WIP Studio était venu à la Comic Con pour parler de son travail sur les fictions TV françaises. Et si on comprenait facilement leur rôle dans une série comme « Empreintes Criminelles », on réalise un peu moins à quel point ils ont pu intervenir sur « Bref »... et pourtant...

 

Quelques jours après l’annonce de l’arrêt de la série, la conférence « Bref » semblait être l’endroit rêvé pour dresser un bilan. Mais non.

 

Damien Maric de WIP Studio a plutôt fait le show devant et pour l’équipe de « Bref », à savoir Kyan Khojandi, Bruno Muschio et Harry Tordjman avec qui il travaille depuis un an et demi : fausse pub pour des outils du studio, fausse interview en duplex, discours de Steve Jobs à Stanford (? !?), séquence vidéo de l’équipe de WIP remerciant l’équipe de « Bref »...

On se serait presque senti de trop, même si cette auto-promo était assez drôle.

 

Breftruque.jpg

Kyan est en studio, pas sous les tropiques

Bref, il s’est fait arnaquer.

 

 

On y a tout de même appris que la série contient le plus grand nombre de plans retouchés dans une série TV cette année (389, face aux 244 l’an dernier pour « Empreintes Criminelles »).

 

Si la première session de tournage (les 40 premiers épisodes, tournés pendant l’été 2011), ont été écrits sans prendre en compte les possibilités offertes par les effets spéciaux numériques, la suite de la série les a largement exploités.

Les équipes de WIP travaillent d’ailleurs actuellement sur le 82e et dernier épisode, qui sera diffusé jeudi prochain, 12 juillet.

 

Incrustation (compteurs, etc...), habillage (SMS, pages Facebook...), compositing et art effects ont permis aux auteurs d’aller au bout de leur idées.

 

Pour conclure, la série s’arrête mais les fans pourront sous peu retrouver la seconde partie des épisodes en DVD (sortie à l’automne), mais aussi découvrir les goodies « Bref » et écouter la BO (pour le moment sous forme de playlist Deezer).

Par Emilie Flament - Publié dans : Conférence
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 10:40

arton2826-69fb7.pngC’est la tradition : à chaque Comic Con, Romain Nigita de l’équipe 8 Art City fouillent les archives télévisuelles pour nous proposer des pépites improbables, preuve que l’audiovisuel d’antan n’était pas réfractaire aux histoires d’extraterrestres, de cyborgs ou de super-héros.

Cette année, la France est à l’honneur, avec pour commencer le premier épisode des « Visiteurs » (pas le film, on vous rassure, mais une série de SF des années 80) et se poursuivre avec « Le Cyborg, ou Le Voyage Vertical » avec un jeune Gérard Depardieu hippie.


« Les Visiteurs »


Un français et une allemande sortent miraculeusement de leur coma après un étrange orage lors d’une nuit sans nuage. RD3.jpg Leur corps est en fait devenu l’enveloppe humaine de deux aliens, envoyés en mission sur Terre. Ensemble, ils doivent découvrir ce qui est arrivé aux précédents envoyés qui ont cessé de faire leur rapport depuis plusieurs mois...

Bien sûr, visuellement, c’est kitch, et le rythme est un peu lent, mais le duo, composé d’un extraterrestre expert en humains (en théorie du moins) et d’un autre responsable de la sécurité, fonctionne bien. Une fois les présentations faites, ils partent à la recherche d’un des envoyés, Zarko (quelle touche d’humour visionnaire), dont les dernières transmissions le situent à Paris.

Mais les moments les plus savoureux sont ceux où les 2 visiteurs apprennent à s’adapter à leur nouveau corps et à leur besoin. L’absence de genres masculins / féminins dans leur race promet des confrontations intéressantes avec les humains...

 

« Le Cyborg, ou Le Voyage Vertical »

 

Quatre hommes et trois femmes, volontaires pour une expérimentation scientifique, sont envoyés à 10 000 m sous t RD2.jpg erre et doivent vivre ensemble pendant 30 jours... Une fois à destination, une voix et leur « hôte » leur apprennent que parmi eux se cache un cyborg, à eux de découvrir qui... Vous suivez toujours ?

Une fois le décor posé, vous pouvez oublier la science-fiction jusqu’aux cinq dernières minutes : tout repose sur la mécanique du huis-clos.

L’annonce de la présence du cyborg fait l’effet d’un bombe, chacun ayant sa théorie et accusant l’autre, chacun se trouvant poussé dans ses retranchements et confronté à ce qui l’a poussé à se porter volontaire pour cet étrange expérience.

Ce sont les 70‘s. L’ensemble, très bavard et psychanalytique, ressemble plus à une pièce de théâtre expérimentale qu’à un téléfilm. Mais ce n’est pas pire que les téléfilms creux des années 90.

 


« Les Visiteurs »
1980
réalisateur : Michel Wyn
scénariste : Claude desailly

« Le Cyborg, ou Le Voyage Vertical »
1970
réalisateur : Jacques Pierre
scénariste : Yves Jamiaque

Par Emilie Flament - Publié dans : Projections
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 05:26

Une-CC2012-jour3

 

Le roman de Kate Mosse est adapté en une mini-série événement. On retrouve des acteurs anglais dans cette production germano-sud américaine qui rassemble TANDEM COMMUNICATIONS, SCOTT FREE FILMS de Ridley Scott et Tony Scott's & Film Afrika Worldwide en association avec Universal Production Partners (UPP). Quelques jours de tournages ont permis de mettre en boite des images de Carcassone. Les trente premières minutes seront dévoilées aujourd'hui.

Par Le Village à la Comic Con France - Publié dans : Ambiance
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Samedi 7 juillet 6 07 /07 /Juil 00:19

Sans titre-1Seul. Ils m’ont laissé tout seul. Entre ceux qui avaient d boulot (mais qui travaille de nos jours ?) et ceux qui faisaient le beau à Fontainebleau, j’étais le seul représentant du Village à la Comic Con en ce jeudi 5 juillet. Les traitres...


Et le jeudi, c’était la journée des grands mégalos avec le documentaire « The Captains » du cabot en chef William Shatner, et la Master Class du touche-à-tout Alexandre Astier.

 

Comme je le disais hier, certaines choses ont changées à la Comic Con cette année. On sent que l’objectif clair cette année est de plus mêler la Comic Con et la Japan Expo. Difficile de se rendre compte, de l’extérieur, si cette démarche a du bon. Pour tous les aspects négatifs que ça impose (stands Comic Con qui semblent moins regroupés, salle presse commune un peu plus décalée des évènements que nous suivons), d’autres, très positifs et vraiment significatifs pour les quidams qui ont acheté leur billet (sans ironie, ceux qui comptent).

Par exemple, sans ce regroupement, la Master Class Alexandre Astier aurait prit place dans la scène principale Comic Con de 600 places. L’an dernier, la Master Class Moffatt, qui s’était déroulée dans cette salle, avait refusé du monde. Beaucoup de monde. [1]

 

Cette année, avec cette organisation, Alexandre Astier a eu les honneurs de la Main Stage Japan Expo. Et la joie de la voir remplie par 4000 personnes.

 

Alors pour quelques journalistes nostalgiques de l’époque où ils pouvaient avoir un bureau de 20m² avec vue plongeante sur la Comic Con (nous, snif), faire 3400 heureux... Allez, c’est pour nous, c’est cadeau.

Notes
Dominique

[1] Merci à Druggy pour son aide précieuse afin de trouve la fameuse Main Stage, pour le coup pas très bien fléchée.

Par Dominique Montay - Publié dans : Ambiance
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Présentation

levillage minibanLe Village est un webzine consacré aux fictions européennes et francophones.

En juillet 2010, sa rédaction s'investit pour couvrir la saison 2 de l'édition française du célèbre Comic-Con, et ouvre ce blog afin de couvrir l'ensemble des événements séries du festival, y compris ceux se situant en dehors de sa ligne éditoriale habituelle (séries américaines notamment). L'aventure se poursuit en 2012 avec la saison 4.

Crédits:

Création/rédaction en chef: Sullivan Le Postec.

Rédaction: Dominique Montay et Emilie Flament.

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