AMERICAN HORROR STORY - Halloween 1 et 2

Publié le par Dominique Montay

Phénomène de la rentrée dernière, la série American Horror Story, créée par Ryan Murphy et Brad Falchuck à rencontré un succès assez incroyable pour la chaîne FX. La série-hommage au cinéma d'horreur à créé le débat, et polarisé l'audience. La voir aujourd'hui présente à la Comic Con est tout sauf une surprise ou un hasard. Surtout qu'en guise de présentation nous avons droit aux deux meilleurs épisodes de la saison, le double-épisode Halloween.

La famille Harmon vient de vivre un traumatisme très fort. Vivier et sa fille Violet se sont fait agresser par un groupe d'assassins. Même si elles s'en sont sorties, la décision est prise: la famille veut déménager. Maisils restent quand même dans la maison en attendant de réussir à vendre. Le tout à cause de la crise immobilière.

Bien sûr...

Passé ce prémisse peu crédible, nous voilà face à un double épisode plutôt bien troussé. La tension est bien dosée, et monte à plusieurs reprises, sans l'aspect "too much" constaté dans l'épisode pilote. De nouveaux personnages sont introduits (avec entre autres Zachary "Spock-Sylar" Quinto), un couple gay ayant habité dans la maison avant les Harmon, qui viennent en qualité de fluffers. C'est quoi un fluffer ? J'ai toujours du mal à savoir ce que c'est, mais dans l'univers de la série, c'est un type assez désagréable qui vient décorer votre maison.(1)

Le double épisode joue sur la crainte constante de ce que représente la maison par les Harmon, et monte en épingle tout ce qui a été laborieusement présenté dans les épisodes précédents. De la même manière, rétrospectivement, des éléments sont posés dans ces épisodes pour expliquer le fonctionnement de l'univers de la série. Malin et plutot bien amené, même si l'aspect mystérieux de certaines scènes n'aide pas à une compréhension immédiate.

La nuit d'Halloween brise peu à peu le mur qui sépare les vivants des morts. La maison se montre sous son vrai visage, un lieu où les morts sont bloqués à jamais. Ça permet aux auteurs de jouer sur le doute. De ces gens qui gravitent autour de la maison, qui est condamné, qui est vivant ? À ce stade de la série, très compliqué de le savoir, et Murphy s'en amuse.

Un des dernier plan du double épisode montre les morts, éparpillés à droite et à gauche, entreprendre une marche vers la maison pour retourner "chez eux". Un plan qui annonce une suite de série épique et poétique à la fois... qui ne viendra réellement jamais. La série retombe rapidement dans ces travers qui font qu'elle est détestée par certains, adorée par d'autres. Mais rarement ignorée.

Dominique Montay

(1) parce que dans le porno, c'est un membre de l'équipe de tournage chargé de garder l'acteur principal en érection... Le fait que ça soit un terme utilisé dans une série de Ryan Murphy n'est pas un hasard.
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