HELLCATS — 1.01: A World Full of Strangers
Des filles sans un poil de graisse, avec des abdos en béton, des jambes interminables, et qui portent des mini-jupes et des brassières à longueur d’épisodes et qui se trémoussent... Cette critique aurait pu servir d’excuse à Dominique pour se rincer l’oeil, mais il a préféré passer son tour. Bizarre... Admettons ! Les hommes de la rédac’ ont du penser qu’avec les histoires de filles et les chorégraphies sur de la musique pop j’étais plus dans la ‘‘cible’’ de la série... Et bien non ! Au final, je crois que devoir regarder un épisode entier de «Hellcats» était ma punition pour mes fréquentes absences cette année sur le site... Snif ! C’est rude !
La série est archi-basique : Marti est une étudiante un peu rebelle, qui n’a pas d’argent. Vous ne pouvez pas la rater, elle se balade en vélo (à cause de ses problèmes de fric) et porte des fringues déchirées et des mitaines (là, on ne sait pas bien si c’est à cause du fric, ou à cause du coté ‘‘rebelle’’ !). Elle n’aime pas les cheerlearders, d’ailleurs elle se moque d’elles avec son pote Dan (qui est juste son ‘‘pote’’ contrairement aux apparences, et non... ni l’un ni l’autre ne sont gays).
Ah oui, petite précision : Marti veut devenir avocate (même si la carrière de strip teaseuse semble plus adaptée à son allure). Sa maman, blonde, gentille mais pas très futée, serveuse dans un bar rempli d’étudiants, a légèrement oublié de lui dire qu’elle ne pouvait plus payer la fac et que dans une semaine Marti allait se faire virer des cours! Mais après tout, les études ce n’est pas important! Notre héroïne bad girl, sapée à la Taylor Momsen (mais avant qu’elle ne décide de se balader quasiment nue... ça on y arrivera après, avec les pompom girls), va donc chercher un moyen de rester à la fac et, après un magnifique ‘‘You kill my hope, you kill me’’ lancé au doyen, après une dispute / combat de filles avec la capitaine des pompom, elle découvre qu’en devenant cheerleader elle aura droit à une bourse. Et justement, l’équipe recrute parce qu’une des filles s’est blessée à une semaine de la compétition! Trop de chance!!!
Ce n’est que le début mais, déjà là, on a compris qu’on n’allait pas regarder la série pour son scénario. Heureusement, c’est la moment de l’audition et des premières chorégraphies! Marti regarde donc le DVD d’un film de cheerleaders et se lance. Elle fait des sauts dans tous les coins, se trémousse et oublie la chorégraphie qu’elle est censée faire. Là je ne sais pas trop ce qui est le plus bizarre: qu’elle soit prise alors qu’elle ne fait rien de ce qu’elle est censée faire, ou qu’elle soit aussi ‘‘douée’’ alors qu’elle est une anti-pompom!
Oups! Pardon, on nous explique plus tard comment elle est capable de faire tout ça : c’est une ancienne gymnaste, qui a arrêté au lycée parce que maman, un brin éméchée, lui a mis la honte à une compétition et a fini par lui vomir dessus (beurk !). La pauvre petite a donc été traumatisée durant sa jeunesse.
D’ailleurs, j’oubliais de préciser que sa nouvelle confidente n’est autre que la capitaine des cheerleaders avec qui elle se disputait au début mais qui a une telle grandeur d’âme qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour lui faciliter la vie maintenant! Elles sont tellement mimi toutes les deux qu’on se demande quand est-ce que les scénaristes vont les faire s’embrasser! (Ben quoi?! une scène lesbienne entre 2 pompom boosterait l’audience masculine!). Bizarre, je pensais qu’elle aurait peur de se faire piquer sa place de capitaine vu que la coach ne jure plus que par Marti dès qu’elle la voit danser.
Dans ce monde de bisounours, il faut bien quelques méchants sinon il n’y aurait pas d’enjeux (quoique... no comment...) ! En vilaine n°1, nous avons la pompom girl blessée et jalouse, qui lui pique sa serviette dans les douches et qui va inviter maman-vomito à la première compétition pour la perturber. Et en n°2, il y a le nouveau coach de l’équipe de foot qui veut piquer les sous des cheerleaders (et donc leurs bourses). D’ailleurs ce monsieur est l’ex de la coach des pompom qui vit actuellement avec le médecin des équipes de la fac (non, ce n’est pas un soap !). Et vu qu’elle reste béate dès qu’elle le voit (alors qu’il a la présence d’une huître), on sait déjà que le pauvre médecin risque de vite avoir des cornes !
Un archétype de scénario très basique, des personnages caricaturaux... à part les fans de chorégraphies de cheerledears ou les mecs en mal de filles en mini-jupes, je ne vois pas trop qui pourrait s’acharner et regarder la suite. Tout est tellement invraisemblable... on n’y croit pas ! Et la dernière scène, avec l’équipe avançant pour sa ‘‘compet’’ dans un couloir à la façon de l’équipe de Bruce Willis dans «Armageddon», avec photographes et cameramen, n’a fait que confirmer mon opinion...